Hogwarts' forum RPG Index du Forum
 
 
 
Hogwarts' forum RPG Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

[TERMINE] Près du lac

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Hogwarts' forum RPG Index du Forum -> Poudlard -> Le Parc -> Le Lac
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Fabian Prewett
Gryffondor
Gryffondor

Hors ligne

Inscrit le: 21 Oct 2012
Messages: 209
RPG * Nom du perso: Fabian Prewett
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année

MessagePosté le: Sam 16 Fév 2013 - 19:04    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant


La journée chaude de ce début du mois de septembre avait poussé beaucoup d’étudiants à prendre le déjeuner dehors. En effet, quoi de plus agréable que de s’allonger dans l’herbe chaude, se protéger des rayons du soleil contre la cime d’un arbre ou encore se rafraichir en laissant ses pieds glisser sur la surface du lac ? Fabian avait choisi la dernière option et s’était installé près de la grande étendue d’eau. Il voulait du calme pour repenser à la conversation qu’il venait d’avoir avec Terry Rutherford dans la matinée. Il était réellement bouleversé par la façon que le Serpentard avait eu de l’attaquer ainsi, sans vraies raisons et à quel point il avait touché la où ça faisait mal : ses amis moldus et sa faiblesse au Quidditch. Comment était-ce possible que quelqu’un qui ne le connaissait absolument pas puisse avoir lu en lui de cette façon ? Était-ce si visible ? Même s’il était seul, Fabian rougit à cette pensée. Ca serait une vraie honte si tous et chacun pouvaient voir si facilement ce qui le torturait… Le jeune Gryffondor essayait de se rassurer en pensant à la particularité qu’il avait décelé chez Rutherford. Lui aussi avait sa faiblesse placardé sur le front, mais lui semblait s’en foutre royalement que tous le monde soit au courant. Fabian inspira de grandes bouffées d’air et perdit son regard au loin pour essayer d’arrêter de se torturer l’esprit par rapport à cette rencontre fortuite dans l’escalier. L’odeur de l’été était toujours présente et il ferma les yeux pour apprécier un peu plus le parfum de la saison. Et l’atmosphère réussit à le relaxer. Satisfait, il rouvrit les yeux et fouilla son sac pour en ressortir le « Quidditch à travers les âges » qu’il venait d’emprunter à la bibliothèque. Les sélections débuteraient bientôt et Seth le tuerait sur place s’il n’y allait pas. Mais bizarrement, ca avait été les insultes du Serpentard qui l’avait convaincu que la persévérance le ferait peut-être un jour devenir poursuiveur de l’équipe de sa maison.

En ouvrant le bouquin, une photo qui lui servait de marque page tomba sur ses genoux. Il sourit en prenant l’image en main. Déjà écorchée par son légendaire manque de soin, Fabian regarda les personnes lui souriant et lui faire signe de la main. La photo, prise début des vacances passées montraient sa famille, heureuse. Ses parents étant morts à la fin de leur 3ème  année scolaire, Gideon et lui étaient partis vivre chez Molly et Arthur lorsqu’ils n’étaient pas à Poudlard. Sa sœur était au centre de l’image dans les bras d’Arthur.  Elle caressait doucement son ventre car elle venait d’apprendre qu’elle était enceinte d’un troisième enfant, ce que tout le monde, y compris Arthur, ignorait au moment où la photo avait été prise. Ce dernier, qui commençait à se dégarnir comme l’aimait à lui rappeler Gideon, tenait par la main son ainé, Bill. A 5 ans, le jeune garçon se montrait curieux de tout. Le regard fier, son sourire était, de loin, le plus éclatant. Charlie qui avait 2 ans et demi était assis en indien devant lui, s’appuyant sur les jambes de son frère, les bras croisés. Il avait une mine un peu renfrognée car Bill venait de refuser qu’il se joigne à lui dans ses aventures au fond du jardin. Avec Gideon, Fab arrivera à refaire sourire le petit bonhomme en lui racontant une histoire de dragons qui faisaient partie de ses préférées. C’était un des rares moments où le Gryffondor et son frangin étaient en parfaite symbiose : lorsqu’ils racontaient avec de grands gestes théâtraux des histoires de leur propre invention. Depuis la naissance de leurs deux petits neveux, ils  en avaient bien raconté une centaine.  Enfin, Gid et Fabian entouraient la petite famille, le premier à droite le bras par-dessus les épaules de Bill et le deuxième à gauche,  tenant Molly par la taille. Cette photo lui  réchauffait toujours le cœur. Molly était on ne peut plus heureuse auprès d’Arthur et ça se voyait. Ensemble, ils recréaient un petit cocon qui s’était momentanément envolé à la mort de leur parent. Leur disparition avait réellement prit de court les trois enfants Prewett. Et c’est là que Fabian avait comprit qu’Arthur n’était pas seulement important pour sa sœur. Comme un roc, il les avait enveloppé tous les trois d’un amour puissant et avaient réussi à sécher leurs larmes. Ce mec qui avait épousé Molly un peu trop vite à son goût était devenu bien plus que son beau frère.

Maintenant, il avait comprit pourquoi sa grande sœur et Arthur s’étaient passés la bague au doigt si rapidement.  Après tout, ils étaient en guerre et des gens mourraient chaque jour. Mais ce n’était pas seulement ça. Fabian reporta son attention sur les époux.  Ces deux là ensemble, c’était quelque chose de spéciale. Ils débordaient d’amour l’un pour l’autre, ce qui avait, en petit frère qui se respecte, souvent le don de l’exaspérer. « Waw » se dit Fabian. « Je suis vraiment trop philosophe en ce moment ! ». En effet, d’habitude, il ne réfléchissait pas temps sur eux deux.  Il se contentait d’adorer leur compagnie et puis basta.

Il remit la photo dans le chapitre 10 ( Le Quidditch aujourd’hui) qu’il avait lu au moins 10 fois. Mais rien à faire, avoir analysé l’image lui avait procuré des sentiments bizarres. Lui aussi voulait ça plus tard. Et à 15 ans, n’était-il pas temps de se trouver une fille ? Gid était sorti avec Marlene Mckinnon l’année dernière, mais ils avaient cassé pour une sombre raison que Fabian ignorait. Il était juste certain d’une chose : son jumeau était bel et bien toujours amoureux de cette dernière. Mais lui ? Lui, n’était jamais tombé amoureux. Oh bien sûr, deux ou trois filles lui avaient déjà tapé dans l’œil mais rien ne s’était jamais fait. Cette année cependant, Fabian espérait que ca serait différent. Après tout, si une fille avait trouvé Gid suffisamment séduisant que pour sortir avec, il avait toutes ses chances aussi non ?

Le soleil commençait vraiment a tapé sur sa tête, alors Fabian se décida à sortir ses pieds du lac et à aller s’installer à l’ombre d’un arbre. Il prit ses chaussures à la main et fit quelques pas vers un grand saule, observant au loin quelques autres de ses condisciples, dont Gid qui retournait d’un pas léger vers le château en grande conversation avec un Serdaigle qui s’appelait Dimitri. Il y avait toujours eu énormément de personnes qui se demandaient comment était-ce possible de ne pas s’entendre avec son jumeau. Ces gens ne comprenaient juste pas que des jumeaux n’étaient pas toujours des siamois. Fab aimait la compagnie de son frangin et la détestait à certains moments. C'était comme ça. En règle générale, ils s’entendaient plutôt bien, mais ca ne semblait jamais suffire aux yeux des autres. Tant pis pour eux. Le Gryffondor aimait avoir Gid dans ses parages et ça lui suffisait amplement, pas besoin d’être toujours ensemble ou de finir la phrase de l’autre. Il s’assit alors en indien contre le tronc, non sans penser au petit Charlie, et reprit la lecture de son livre préféré.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 16 Fév 2013 - 19:04    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Erika Jones


Hors ligne

Inscrit le: 22 Fév 2013
Messages: 14
RPG * Nom du perso: PERSO INACTIF
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année
Autre: PERSO INACTIF

MessagePosté le: Sam 9 Mar 2013 - 23:06    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant


Reprise des cours, il était grand temps, pas qu’Erika se lassait de passer ses vacances aux côtés de son grand frère, mais l’école de magie commençait à lui manquer terriblement, cette ambiance unique et singulière, cet autre « chez soi » pour tellement de personnes… Oui Erika adorait Poudlard. Lassée de la salle commune, la Gryffondor se décida à mettre le nez dehors sans l’objectif de rester trop longtemps à cause du zénith brulant. Le soleil irradiait littéralement. Dans les couloirs, les nouveaux élèves fraichement arrivés lui lançait des regards surpris sans nul doute à cause du bleu  pâle de ses cheveux coupés courts tout en murmurant à propos de ce « garçon particulier » son uniforme masculin laissant toujours planer le doute sur la question. Non, ce n’est pas encore cette année que l’on allait l’apercevoir en jupe, les soucis familiaux ou du moins paternels ne cessant de s’accroitre, il n’était pas étonnant qu’elle n’ait encore plus de mal à accepter ce stupide corps qui la mettait si mal à l’aise. De plus en plus, elle fuyait les miroirs, sa silhouette pourtant gracile et son visage fin lui inspirait un dégout croissant et cela n’était pas près de s’arranger. Enfin… La Gryffondor était tout de même de très bonne humeur, car qui parle de rentrée inclut également reprise du Quidditch, et bien qu’elle ait passé une grande partie de l’été à s’exercer avec son frère, l’équipe des lions rouges et dorés lui manquait, ainsi que l’esprit sportif qui en découle. Bien qu’occupant le poste de gardien les précédentes années, il ne fallait pas lâcher son attention. Sa guitare en bandoulière sur son dos, Erika avait quitté les lourds édifices de pierres pour se rendre vers la fraicheur du lac, pas question de cuir en plein soleil comme une pumkin-pie, l’étendue d’eau lui ferait du bien.
 
De nombreux élèves étaient de sortie, bavardant ici et là en s’échangeant pour certains les première anecdotes de cours, la bonhomie était frappante malgré les sombres événements qui troublaient de plus en plus les temps qui courent, ici les élèves étaient loin de tout cela , simplement des enfants et adolescents, entre eux, à étudier ce qui les passionnent.  L’atmosphère était délicieuse, et malgré la chaleur, une brise légère gratifiait les horizons tout en ne manquant pas de mettre un peu plus de désordre dans ses cheveux à la garçonne déjà en bataille.
 
Flânant un peu, elle ne tarda pas à arriver près du lac, un endroit qui était bien plus calme que le parc bondé, oui c’était bien la paix et l’accalmie qui caractérisait ce lieu, et c’est toujours cette sensation que lui inspirait l’eau. Elle s’en approcha un peu afin d’y tremper ses doigts tout en évitant de s’y approcher de trop, je vous laisse imaginer la catastrophe avec le poids de sa guitare dans le tôt, évitant cette action ridicule qui lui aurait cependant plus fait rire qu’autre chose, elle pivota légèrement ce qui lui permit de reconnaitre une silhouette. Se demandant si elle devait le déranger ou non, elle se dit que passant facilement inaperçu il avait des chances qu’il remarque une touffe de cheveux bleus et que dans ce cas il ne serait pas du tout poli de feindre l’ignorance, d’autant plus qu’elle appréciait l’individu en question comme tous les membres de sa maison (à exception de Peter qui avait le don de quelque peu l’agacer) , car oui « il », vu qu’il s’agissait de Fabian Prewett, célèbre en outre pour avoir un frère jumeau au sein de l’école, Gideon.
 
Elle laissa là sa contemplation du lac et marcha jusqu’à l’ombre du grand d’arbre où le garçon  était installé. Plissant légèrement ses yeux clairs à cause du zénith Erika lui offrit un grand sourire d’une  sympathie non feinte avant de prendre la parole.
 
-Salut Fabian ! Ca fait plaisir de te revoir ! Je ne t’ai pas croisé dans le Poudlard express ni à la salle commune, faut dire que j’ai eu des horaires assez particuliers depuis mon arrivée... Ca te déranges si je m’installe ?
 
Glissanr légèrement son regard elle n’aperçue que trop tard le livre corné.
 
-Oups je n’avais pas vu que tu lisais tranquillement, si tu préfère rester au calme,  il n’y a pas de problèmes, j’irais plus loin, à vrai dire je voulais juste gratouiller un peu dit-elle en désignant sa guitare.
 
Avec ses cheveux bleus spikés à la manière des jeunes moldus de Londres, son uniforme de garçon, son visage fin, et son éternelle guitare, c’était bien peu dire que la gardienne de l’équipe de Gryffondor marquait un peu les esprits, ce qui lui avait aussi poussé à choisir la tranquillité du lac, mais elle ne voyait pas pourquoi elle ferait son associable avec quelqu’un qu’elle aimait bien. Par politesse, elle attendit tout de même la réponse de son vis-à-vis avant de s’assoir dans l’herbe, avec toujours un sourire franc à ses lèvres.
 
Il est vrai que le Poudlard express cette année s’était pour Erika transformé en véritable épopée, non seulement à cause d’un léger contre temps elle avait failli le louper, mais en plus avec sa légendaire organisation, elle avait faillit oublier la moitié de ses affaires, total, elle s’était installé dans un compartiment à la va vite ne croisant pas la moindre tête connue mais soulagée d’avoir évité le pire.
_________________


- PERSO INACTIF -


Revenir en haut
Fabian Prewett
Gryffondor
Gryffondor

Hors ligne

Inscrit le: 21 Oct 2012
Messages: 209
RPG * Nom du perso: Fabian Prewett
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année

MessagePosté le: Mar 12 Mar 2013 - 19:32    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

-Salut Fabian !
A l’appel de son nom, le Gryffondor leva la tête. Ebloui par le soleil, il du forcer un peu sur ses yeux pour reconnaitre la personne qui venait vers lui, la tête encore remplie de figures de Quidditch, plus complexes les unes que les autres. Erika Jones, gardienne de l’équipe de sa maison lui souriait.
- Ca fait plaisir de te revoir ! Je ne t’ai pas croisé dans le Poudlard express ni à la salle commune, faut dire que j’ai eu des horaires assez particuliers depuis mon arrivée... Ca te dérange si je m’installe ?
Fabian s’empressa de lui rendre son sourire. Il appréciait Erika, sans la connaitre vraiment. Ses allures de garçonne, son petit accent (un jour, il faudrait tout de même qu’il lui demande d’où elle venait, même s’il était de nature publique qu’elle n’aimait pas trop parler de sa famille), et toute cette brume de mystère qui semblait l’entourer en permanence. Il l’avait beaucoup observé durant les matchs (cherchant inconsciemment une éventuelle faille dans ses mouvements pour qu’il arrive une fois au moins durant un essai pour rentrer dans l’équipe à lui faire passer le Souaffle sous le nez), suffisamment en tout cas pour apprécier ses talents devant les buts (il n’avait pas encore trouvé LA faille).
-Salut Erika ! Moi aussi, ca fait plaisir de te revoir !
Et avant qu’il puisse lui répondre qu’elle pouvait évidemment s’asseoir à ses côtés (le Parc appartenait à tout le monde après tout !), elle lança
-Oups je n’avais pas vu que tu lisais tranquillement, si tu préfère rester au calme, il n’y a pas de problèmes, j’irais plus loin, à vrai dire je voulais juste gratouiller un peu dit-elle en désignant sa guitare.
Fabian jeta un coup d’œil à son livre, toujours ouvert sur ses genoux et lui fit de nouveau un grand sourire en refermant le bouquin d’un coup sec, veillant bien sur à placer sa photo-marque-page au bon endroit. Il avait suffisamment lu pour aujourd’hui et un peu de compagnie ne pouvait pas lui faire de mal.

-Tu plaisantes, ça ne me dérange pas du tout !
Et c’était vrai. Erika était une des rares élèves qui trimbalait régulièrement sa guitare avec elle. Partageant en plus une salle commune, Fabian avait déjà eu plusieurs occasions de l’écouter jouer et elle était plutôt douée.
Était ce parce qu’il venait juste de penser qu’il lui faudrait une fille cette année qu’il se sentait un peu gêné ? En tout cas, il la fixa comme si c’était la première fois qu’il la voyait. Même si c’est un cliché, c’était les yeux que Fabian regardait en premier chez une fille. Les siens étaient bleus pâles. Son visage était très joli mais elle serait encore plus belle si elle s’habillait de manière un peu plus féminine. Oui, il pensait que c’était dommage qu’elle se cache de la sorte derrière des vêtements de garçons. Bien loin de lui l’idée de lui dire tout cela, il se rendit soudain compte que son regard pouvait paraitre un peu insistant. Il sentit le rouge arriver sur ses joues et détourna rapidement le regard.
-Alors tu as passé de bonnes vacances ? Demanda-t-il, espérant qu’elle ne l’ait pas remarqué.
Il prit soudain conscience de ce qu’il venait de demander. En temps de guerre, cette phrase n’était plus du tout une phrase banale. Elle pouvait même devenir une grave insulte. Il se creusa alors le cerveau, essayant frénétiquement de rechercher s’il avait le souvenir d’un éventuel meurtre récent (ou même moins récent) dans la famille Jones. Rien ne lui venait à l’esprit, mais il ne fut pas rassuré pour autant. Son stress venait d’une mésaventure qu’il avait eut en juin dernier. Il avait lancé un gentil « passe de bonne vacances ! » à une Serdaigle de son année qu’il trouvait particulièrement jolie. Il avait obtenu pour seule réponse une violente crise de sanglots : son oncle préféré, un moldu, venait de se faire assassiner par un partisan du grand mage noir. Bref, il avait culpabilisé tout l’été pour ça, Guid trouvant, malgré les circonstances, son manque de tact hilarant, tandis que Molly avait plus ou moins réussi à lui remonter le moral en lui confiant comment elle s’était étalée de tout son long lors de la première rencontre avec la famille d’Arthur.
Son cœur ayant donc brutalement accéléré, il pria pour que cette fois ci, il n’ait pas trop de remords. Il recroisa le regard de la jeune fille et essaya de ne pas montrer la bataille qu’il était en train de livrer en lui, une voix lui hurlant « espèce d’idiot ! » tandis qu’une deuxième, beaucoup plus doucement, lui disait qu’il ne pourrait plus tenir une vraie conversation s’il devait bannir toutes les phrases devenues « taboues ».
Il se dit que sa meilleure chance était de noyer la première question par une deuxième. Comme ça, si Erika avait perdu quelqu’un de sa famille, ou un ami proche récemment, elle pourrait choisir de garder ça sous silence si elle le désirait. Bien qu’il se dise que ce stratagème lui permettait de protéger les sentiments de la gardienne des Gryffondors, il savait très bien que sa ruse pathétique était juste là pour essayer de lui faire éviter une crise de larmes. Fabian n’avait jamais su réconforter les gens.
Mais voilà, il y avait un tout petit problème : aucune autre question ne lui venait à l’esprit. Décidément, c’était peut-être pour ça que les filles préféraient Guidéon : lui, il savait correctement parler aux gens. Et il n’était pas parano comme lui. Fabian attendit donc avec impatience qu’Erika le rassure en s’asseyant tout de même à ses côtés. Pourquoi paniquer, il n’avait peut-être fait aucune gaffe jusqu’à présent ?


Revenir en haut
Erika Jones


Hors ligne

Inscrit le: 22 Fév 2013
Messages: 14
RPG * Nom du perso: PERSO INACTIF
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année
Autre: PERSO INACTIF

MessagePosté le: Dim 31 Mar 2013 - 19:52    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

 
"-Salut Erika ! Moi aussi, ca fait plaisir de te revoir !

 

-Tu plaisantes, ça ne me dérange pas du tout ! "

 

Bien loin d’imaginer le chaos intérieur de son camarade  de classe, elle remarqua tout de même sa rougeur sans en comprendre vraiment le sens, il faut dire que ce genre de choses ne lui arrivait pas souvent, bien que parfois de nature angoissée face au regard des autres, enfin son option à elle était plutôt la fuite avec ceux qui la mettaient mal à l’aise et avec qui elle savait pertinemment qu’elle ne partagerait jamais le moindre atome crochu, mais elle ne ressentait pas cette amertume face à Fabian.

 

Elle l’aimait bien, sans pour autant passer des heures avec lui, elle savait qu’il avait un jumeau mais n’avait jamais davantage creuser les détails de sa vie,  de toute façon elle s’entendait bien avec la plupart des garçons, le problème se posait davantage sur une majorité de filles, pour ne pas dire greluches… Les dindes qui piaillaient et empestaient les dortoirs tous les matins de parfums sirupeux et autres déodorants étouffants au réveil, dont le mélange de senteurs ressemblait à s’y méprendre à de la tarte à la mélasse qui carbonisaient au four par inattention, étaient sans nul doute ce qui l’insupportait le plus, ça et le sourire béat de Peter Pettigrow. Mais pour le reste Erika n’avait pas trop à se plaindre, les rouges et ors étaient de bonne compagnie bien que de caractères très différents les uns des autres, il y avait une camaraderie assez tangible qui au fil des ans, qui n’était plus à prouver et qui de renforçait même au fil des temps, surtout en cette période de trouble, en effet il n’était pas rare qu’un élève apprenne une terrible nouvelle et bien que certains quittent Poudlard un laps temps vu la situation, pour ceux qui restent, quoi de mieux que le soutien d’autrui pour affronter la situation ? Il était naturel qu’au sein des maisons l’entraide soit forte.

 

-Alors tu as passé de bonnes vacances ?

 

Les vacances… Elles avaient pourtant passé à une vitesse assez folle, ou du moins, la gardienne n’avait même pas eut le temps de les voir s’écouler qu’elles se terminaient déjà, Londres, du Quidditch , son frère, son oncle… Et la musique. En effet, la jeune fille androgyne c’était considérablement améliorée à la guitare de part une pratique assidue, ce qui il y a encore quelques années n’était qu’un loisir comme un autre, portait désormais une place forte et entière dans sa vie, et peut-être son avenir si les choses sont favorables.

 

-Moui, ca va fit-elle avec une légère moue qui n’avait pourtant rien de négatif dans son expression.

J’ai passé pas mal de temps avec mon grand frère, mais quand même Poudlard me manquait pas toi ?

Les tiennes ne sont bien passées ? .

 

C’est vrai que de retrouver les lourds murs de pierre était une chose plus qu’attendue pour Erika bien que certains cours l’enthousiasment bien moins que d’autres. En potion par exemple elle ne s’améliorait vraiment pas, bien qu’elle s’en fiche éperdument, ayant toujours un peu trop de mal  de supporter le professeur qui enseignait cela, le directeur de Serpentard, souvent bien plus intéressé par la renommée d’un nom d’élève que ses réelles capacités. Mais ce n’était fort heureusement pas toujours le cas, Lily Evans de sa propre maison, d’origine pourtant Moldue, comptait parmi les élèves favorites du vieux et cela faisait quand même bien plaisir à voir, il faut bien avouer qu’elle était brillante.

 

Enfin bref, le retour à Poudlard  d’Erika avait pourtant été quelque peu chaotique vu les petits soucis d’horaires qu’elle avait rencontré lors du trajet avec le Poudlard express, qu’elle avait bien failli louper à quelques secondes près.

 

Le repas d’arrivé de la veille fut aussi relativement épique, surtout en ce qui concerne le retard de deux professeurs, celui de botanique et d’astronomie qui a provoqué pas mal de remous et de rumeurs plus ou moins saugrenues ainsi que la présence d’un tout nouvel enseignant, à l’aura imperturbable et au regard tranchant. Le discours de Dumbledore avait été quant à lui des plus pertinents, comme chaque année, elle admirait beaucoup cet homme pour sa sagesse et son état d’esprit aussi clément que juste. Le plus grand sorcier de l’époque sans nul doute.

 

-Tu as vu on a un nouveau professeur de soin aux créatures magiques ? Il a l’air un peu flippant… Enfin, je suis mal placé pour juger l’apparence des gens ahah.

Enfin moi j’adore cette matière, il y a des choses fascinantes… Je ne sais pas ce que tu penses des dragons par exemple, mais je trouve ça tellement cools, dangereux certes mais terriblement cools.

 

Rien ne l’agaçait plus que ceux qui discriminent les créatures magiques. Elle pensait bien entendu à certains Serpentards qui ne cessaient de dire que ce n’était tout sauf un cours, et qu’il n’y avait pas besoin d’être dans l’enceinte d’une école pour donner du foin à des bestiaux comme des domestiques. Comment ne pouvaient-ils pas se rendre contre de l’émerveillement que pouvait provoquer ces êtres ? C’était une chance de pouvoir les observer ainsi, car dans la vie de tous les jours certains de ces spécimens ne se rencontrent que dans les livres poussiéreux. En parlant de cela…

 

-Qu’est-ce que tu lisais ?

 
Sans plus attendre, se saisissant de sa guitare elle joua un peu, un accord qu’elle avait maintes fois entendue cet été, des heures passées avec les jeunes moldus de Londres, en compagnie de son grand frère ou non. Elle avait pas mal d’amis dans les quartiers monopolisés par la jeunesse et  appréciait l’ambiance décontractée qui les caractérisaient. La tornade glam-rock étaient sur tous les vinyls des ados branchés pour le plus grand désespoir de la parentèle. Les années 70 sont le temps de l’émancipation là bas, de la fête et de la protestation, quoiqu’il en soit, ils étaient à miles lieux de Lord Voldemort et tout ce qui l’entoure, ce qui ma fois, était bien chose normale. La musique avait un pouvoir d’apaisement merveilleux, elle vidait l’esprit, et faisait abstraction de toutes les pensées négatives qui le peuplait ou bien s’en servait de matière première à l’inspiration, l’humeur était parfois bien perceptible entre les coups de cordes mais aujourd’hui Erika n’était pas du genre à se laisser voguer à la mélancolie, elle allait bien, elle était à Poudlard son lieu préféré et bien que le temps de le quitter un jour ou l’autre arriverait sans qu’elle ne l’anticipe vraiment, elle voulait profiter de chaque instant.
_________________


- PERSO INACTIF -


Revenir en haut
Fabian Prewett
Gryffondor
Gryffondor

Hors ligne

Inscrit le: 21 Oct 2012
Messages: 209
RPG * Nom du perso: Fabian Prewett
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année

MessagePosté le: Mer 10 Avr 2013 - 19:01    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

Erika ne le fit pas trop attendre et sa réponse décrispa l’intérieur de Fabian.
-Moui, ca va.
J’ai passé pas mal de temps avec mon grand frère, mais quand même Poudlard me manquait, pas toi ? Les tiennes ne sont bien passées ?

C’était un petit oui, mais c’était un oui quand même, et le Gryffondor en fut soulagé. Il du se concentrer pour comprendre la suite de ce qu’elle disait. En effet, trop heureux de ne pas devoir faire face à une crise de larmes, il oublia d’écouter le reste de sa réplique. Il avait entendu « mon grand frère » et « les tiennes ». Il en déduisit qu’elle avait passé ses vacances avec son frère (il ne savait même pas qu’elle avait un frère !) et qu’elle lui demandait comment les deux mois d’été s’étaient déroulés pour lui.
-Je ne savais même pas que tu avais un frère ! Il est plus âgé que toi ?

Il enchaina ensuite sur un minuscule résumé de ses propres vacances
-Moi aussi, je suis resté en famille. Avec mon frère, on vit chez ma sœur et chez notre beau-frère. Ils ont déjà deux petits garnements et attendent un troisième enfant, donc ca fait pas mal de va-et-vient là bas, mais j’adore être avec eux.

Ses vacances avaient été on ne peut plus calmes comparées à celles de l’année dernière. En effet, il y a un an, c’était le premier été qu’ils passaient chez Molly. Elle et Arthur s’étaient acheté une maison quelques années auparavant et ainsi, le Terrier était déjà rempli de souvenirs familials quand Guid et lui y emménagèrent. Jamais il ne s’était autant disputé avec son jumeau que cet été là, où ils avaient du partager une chambre. Il faut dire que Guid ne supportait pas son désordre et Fabian détestait d’être rappeler à l’ordre. Mais peut-être était ce leur façon à eux deux de faire leur deuil : s’engueuler comme jamais pour prouver que la vie continuait malgré l’absence de leur parents. Ces vacances-ci, Arthur avait construit deux chambres supplémentaires : ainsi Charlie avait sa propre chambre et Guidéon aussi. Il lui fit un petit sourire avant d’ajouter
-Oui, Poudlard me manquait aussi. C’est notre vrai chez nous pour le moment, pas vrai ?
Et voilà qu’il se la jouait philosophe… Non de non, il ne pouvait pas dire des choses plus intéressantes que les vérités déjà admises par tous ? En ce moment, il fut très heureux que la rumeur selon laquelle les jumeaux puissent « lire les pensées de l’autre » soit fausse. Jamais Guideon n’aurait autant rit en le voyant avoir tant de mal à parler « normalement » avec une fille

-Tu as vu on a un nouveau professeur de soin aux créatures magiques ? Il a l’air un peu flippant… Enfin, je suis mal placé pour juger l’apparence des gens ahah.
Enfin moi j’adore cette matière, il y a des choses fascinantes… Je ne sais pas ce que tu penses des dragons par exemple, mais je trouve ça tellement cools, dangereux certes mais terriblement cools.


Fabian, de nouveau lui fit un petit sourire avant de répondre, et ne sachant pas trop quoi dire sur son autodérision sur son apparence, il préféra faire comme s’il ne l’avait pas entendu.
-Oui, j’ai vu... J’avoue que son bandeau sur l’œil ne plaide pas en sa faveur niveau apparence. J’ai hâte de voir ce qu’il vaut en tant que prof ! Mais il fait très jeune tu ne trouves pas ?
Fabian n’avait jamais été fan des créatures dangereuses, comme les dragons dont Erika semblait être une grande fan. Il avait toujours adoré le cours de soin aux créatures magiques tant que la créature étudiée ne risquait pas de lui manger un doigt. Il préféra jouer la franchise avec la gardienne et avoua
-Je ne suis pas trop fan des dragons perso. Je vais peut-être te paraitre comme une mauviette mais, le plus loin ils sont de moi, le mieux je me porte !
Le Gryffondor sentit son estomac se tordre, regrettant déjà sa franchise. Il espéra qu’elle prenne cela comme une confession teintée d’humour.
Fabian était le genre de personne pas sur de lui et de son courage alors qu’il avait tout de même été envoyé chez les Gryffondors.

-Qu’est-ce que tu lisais ?La jeune fille se saisit alors de sa guitare et commença à jouer. Comme hypnotisé, Fabian fixa les doigts d’Erika sur les cordes et il se sentit bizarrement beaucoup plus détendu. Toutes les faibles rumeurs de conversations des élèves qui se promenaient dans le Parc aux alentours du lac s’évanouir, et Fabian n’était pas sur que c’était parce qu’ils écoutaient les premières notes ou si c’était parce qu’il était lui-même envouté par la mélodie qu’il n’entendait plus rien d’autre. Ca lui donnait un sentiment d’apaisement, bien qu’il était à peu près sur qu’il n’avait jamais qu’entendu un proche jouer et qui aurait peut-être été la base de ce sentiment, comme un souvenir d’enfance. En fouillant dans sa mémoire, il en fut même certain.

-Tu as vraiment un don !
Après quelques secondes d’observation, il baissa la tête sur le livre et se senti rougir. Après tout il était face à la gardienne de son équipe… Qui n’avait probablement pas oublié ses essais précédents et oh combien désastreux.
-Euh… Le Quidditch à travers les âges.
D’un geste automatique, il rouvrit le livre et son marque page glissa dans l’herbe. Sans y prêter attention, il lu trois fois le titre du chapitre 10 avant de finir par dire
-Je vais surement retenter ma chance aux essais cette année ci. Réussit- il à dire d’un ton détaché.
Seth, qui était poursuiveuse dans l’équipe lui avait déjà promit son aide pour un entrainement de choc. Son amie l’avait toujours supporté et il se demandait ce qu’elle pensait vraiment de ses compétences. Leur amitié ne lui permettait pas en effet de se la jouer trop franche avec lui, de réputation fragile sur le sujet (après tout, même un Serpentard avait su deviner ce qui l’avait toujours tracassé). Peut-être qu’Erika, qu’il ne connaissait pas vraiment, allait lui dire ce qu’elle pensait, sans le ménager ? En plus, qui de mieux placer qu’une Gardienne pour dire si un Poursuiveur était excellent ou très mauvais ? Le cœur battant, il demanda alors
-Tu penses que c’est une bonne idée ou bien suis-je si désastreux que je perdrai et mon temps et le votre ?
Il accompagna sa phrase d’un rire franc. Il venait de se voir et se trouvait assez pathétique ce qui avait le don de le faire rire. Il releva la tête et du mettre sa main en visière pour ne pas être ébloui par le soleil. La vue du Parc et du Château lui fit du bien et pour la première fois depuis la rentrée, il prit conscience qu'il était réellement de retour à Poudlard.


Revenir en haut
Erika Jones


Hors ligne

Inscrit le: 22 Fév 2013
Messages: 14
RPG * Nom du perso: PERSO INACTIF
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année
Autre: PERSO INACTIF

MessagePosté le: Lun 22 Juil 2013 - 17:43    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

 
Erika leva un sourcil face au manque frappant d’estime de lui-même de Fabian. Elle-même n’étant pas des plus robustes, elle occupait pourtant le poste de Gardien, place qui dans la tête des gens, devait obligatoirement être pour un gros balèze musclor croisé avec un troll des montagnes, et pourtant, elle était là à chaque match, à cause de son intarissable énergie, ce qu’elle perdait en force, elle le rattrapait au centuple en vivacité.

Cependant, elle comprenait fort bien cet état d’esprit, il était connu de tous que la sorcière avait aussi beaucoup de mal en ce qui concerne la confiance en sois, au niveau des cours, de son apparence physique et pire encore le social… C’était une calamité ça… La gryffondor avait toujours du mal à accorder de suite sa confiance et restait de base farouche face aux groupuscules. Une fois qu’elle était à l’aise elle se révélait excellente camarade mais il fallait un certain laps de temps pour arriver à ce stade, surtout avec les gens « populaires », mais elle ne pouvait rester de marbre face à ce que disait Fabian.

 
-Je sais que ce n’est vraiment pas chose facile, mais tu devrais avoir davantage confiance en toi. Regarde à Serdaigle par exemple, l’autre abruti de service a bien réussi à être gardien ! Tu penses vraiment que tu ne vaux pas autant, voir mieux que lui ? Moi je pense qu’en continuant à t’entrainer, tu pourras intégrer l’équipe, sincèrement. Ne lâche surtout pas, la motivation est la chose la plus importante.

A l’évocation de Poudlarl elle acquiesça, avec un sourire. Il est vrai que pour grand nombre de personne l’école était un autre monde, un peu comme une famille de substitution et en ces temps troublés, un gage de sécurité. Grand nombre d’individu s’entendait mal avec leur famille ou avaient subi récemment des deuils, si bien que l’école des sorciers était une alternative idéale à toute cette noirceur, sans pour autant que les professeurs soient d’une béatitude sans nom. 

 
-Exact, j’ai en un grand frère, il agit parfois comme un parfait idiot mais je sais qu’il a un bon fond. Il nous arrive parfois de nous engueuler comme dans chaque fratrie, mais ça ne dure jamais bien longtemps ! Tu as l’air de biens t’entendre avec tes neveux en tout cas… En effet ça doit être un sacré remue-ménage tout ça !

 
Erika et les enfants, une grande histoire d’amour… Ou pas. C’était ce genre de personnes qui n’avait aucun tact avec les gosses,  dont les pleures lui cassaient les tympans et les grands yeux pleins de larmes ne provoquaient qu’un air de dépit… Ce n’est pas vraiment qu’elle n’aimait pas la marmaille… Mais surtout qu’elle ne savait vraiment pas comment si prendre. Certains sont naturellement doués pour ça, du moins il paraît. Bref, ce n’était absolument pas son cas, elle n’était pas à l’aise avec eux et avait toujours peur de mal faire les choses. Elle n’avait aucun problème avec ceux des autres cependant.

 
-C’est vrai, mais ce n’est pas le seul, notre professeur de botanique, d’astronomie ou de runes le sont également, mais d’un côté ça ne me dérange pas du tout, ça les rend bien plus proches de nous tu ne trouve pas ?

 
Anciens élèves ou non, il fallait bien avouer que ces professeurs étaient tous talentueux dans leur domaine respectif et nanti de qualités humaines hors norme, oui vraiment Poudlard était sans nul doute le meilleur endroit en ce qui concerne l’apprentissage de la magie. Mais même les professeurs les plus âgés étaient très compétant aussi, toujours sélectionnés par le bon soin de Dumbledore dont l’extrême intelligence n’était plus à prouver.

 
Fabian n’était donc pas très fan des dragons ? Comme beaucoup de personnes en fait, elle ne pouvait lui en vouloir, après tout, Erika était quand même un peu trop casse-cou pour une fille et même davantage que certains garçons, ce qui avait pour la plupart du temps, le résultat de tout simplement les vexer profondément.  Apparemment ce n’était pas le cas de son interlocuteur, Amen.

 
Erika écarquilla les yeux, stupéfaite. Les compliments relatifs sur sa musique avaient toujours lieu de la toucher en plein cœur. Parce que c’est ce qu’elle savait faire de mieux, parce que c’était sa passion.

 
- Vraiment ? Ca te plait ? C’est très gentil, mais je ne fais que gratouiller un peu les cordes… J’ai beaucoup composé cet été, il faudra que je mette vraiment en forme tout ça.

 
Outre qu’une mélodie dans sa tête ou griffonnée ici et là voulait-elle dire, coucher ça sur papier, vraiment, sérieusement.   La guitare était pour elle accalmie, un remède contre toutes les déceptions et désillusions du quotidien. C’est un peu le cas de chaque artiste, s’enfuir du quotidien, naïvement… 
_________________


- PERSO INACTIF -


Revenir en haut
Terry
Serpentard
Serpentard

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2011
Messages: 203
Masculin
RPG * Nom du perso: Terrence Rutherford
Statut: Etudiant - Serpentard
Sixième année

MessagePosté le: Ven 26 Juil 2013 - 12:59    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

Cela faisait un petit moment déjà que Terrence était perché sur son arbre. Il avait choisi de ne plus retourner en cours de la journée après sa prise de bec avec le vieux Slug', et c'était préférable, il n'avait ainsi pas à supporter la présence des autres. Après avoir croisé Prewett, il s'était dirigé vers le lac où il pensait bien ne croiser personne. Adossé contre le tronc de l'arbre, ses longues jambes étendues sur la branche, qui tendait en direction du lac, il paraissait, le regard vide, faisant tourner dans sa main droite une feuille de roseau qu'il avait arraché avant de grimper dans l'arbre. C'était un coin tranquille ou il n'avait à subir ni les ricanements ni les commentaires moqueur et déplacés sur son passage. Bien sur, il n'y accordait aucune importance, et il ne s'était pas attendu à une autre réaction de leur part, mais ne pas avoir à les subir était assez reposant, et puis, ça lui permettait de se préparer pour ce soir. La salle commune des serpentards n'était pas un lieu très sur lorsque l'on a trainé sa propre maison dans la boue, et il s'attendait à quelques représailles de la part des 7ème et 6ème année. Les abords du lac était un coin tranquille où il pouvait laisser libre court à ses pensées tout en perdant son regard dans le ciel gris d'automne. Ses pensées se tournaient vers son avenir bien sur. Et plus il y pensait, plus il se disait qu'il devait partir. Quitter Poudlard, quitter l'Angleterre, et se rendre dans un pays où personne ne le connaissait. Lorsque Anaïs lui avait proposer de s'enfuir cet été, il avait refusé, invoquant nombre de réalité plus dissuasives les unes que les autres. Des réalités que Anaïs n'aurait pas eut la force de supporter et qui aurait fini par avoir raison d'elle au fur et à mesure du temps, mais que lui, se sentait prêt à affronter seul. Un sourire las se dessina sur ses lèvres. Anaïs. Même en songeant à son avenir, il fallait qu'elle s'impose à son esprit. Anaïs. Pourquoi ne lui avait-elle toujours pas écrit ? D'un coté, il savait au fond de lui que c'était préférable, lui-même avait décidé de définitivement couper les ponts avec elle, mais il avait du mal à accepter que sa sœur puisse en faire autant. Il était persuadée qu'elle le poursuivrait et s'accrocherait afin de tout mettre en œuvre pour qu'ils soient à nouveau ensemble. Elle ne réfléchissait jamais avec sa tête mais toujours avec son cœur, et ce silence n'était pas normal. Peut-être quelqu'un interceptait-il ses lettres ? C'était une éventualité en effet. Mais qui ? Dumbledore ? Rebecca ? Ian ? Ou celui qui les avait dénoncé ? Ou peut-être cherchait-il tout simplement un responsable pour expliquer ce silence alors qu'en réalité, il n'y avait peut-être nul coupable. Anaïs avait peut-être fini par comprendre qu'il était dans leur intérêt de ne plus entretenir le moindre contact... Non, il la connaissait aussi bien qu'elle le connaissait. Il savait que ce genre de chose ne pourrait jamais entrer dans sa petite tête de piaf !

La musique d'un instrument à corde le tira de ses réflexions. Tournant son visage vers la direction d'où provenait la musique, il aperçut à quelques mètres de lui, poil de carotte et sa comparse de gryffondor Erika Jones. Aussi maigre qu'un squelette, les cheveux coupé cours, toujours habillé comme un garçon, elle avait beaucoup de succès auprès des filles qui ignoraient la véritable identité de son sexe. Lui-même, la première fois qu'il l'avait vu avec son uniforme masculin, l'avait prit pour un homme. Il n'avait jamais compris pourquoi elle refoulait sa féminité. Sa comparse Malloy, qui portait également les cheveux court, et qui était également un tantinet garçon manqué elle aussi, avait pourtant tout d'une fille, mais pas Jones. Si on ne le savait pas, il était impossible de deviner qu'elle n'était pas un homme. Il se demandait d'ailleurs à quoi elle pourrait ressembler avec des cheveux longs et coiffé, vêtue d'une robe. Aurait-elle l'air ridicule ou serait-elle surprenante ?
Son attitude avait au début soulevé nombre de railleries, jusqu'à ce que l'on découvre quel gardien redoutable de Quidditch elle pouvait être. Aujourd'hui, même s'il y en avait toujours pour médire sur son compte, la plupart des élèves que comptait Poudlard, avait fini par l'accepter telle qu'elle était, avec ses extravagances.
A ce qu'il pouvait en juger, il n'y avait pas que dans cette discipline qu'elle excellait. L'air de musique qu'elle était entrain de jouer était très beau. Il n'ignorait pas qu'elle jouait d'un instrument de musique car ce n'était pas rare de la voir se trimbaler avec son étui de guitare sur le dos mais c'était bien la première fois qu'il l'entendait. Il ferma les yeux et se laissa un instant emporter par la musique jusqu'à ce que Prewett brise la magie de l'instant présent en prenant la parole et fasse allusion à sa lecture du moment « le Quidditch à travers les âges »

-Je vais sûrement retenter ma chance aux essais cette année ci. Réussit- il à dire sur un ton qui se voulait détaché.

Terrence leva les yeux vers le ciel, mais quelle surprise ! Ses défaites à répétitions ne lui avaient donc pas servit de leçon ?

-Tu penses que c’est une bonne idée ou bien suis-je si désastreux que je perdrai et mon temps et le votre ?

Si c'était une bonne idée ? Oh que non, sauf s'il désirait divertir les autres par son incompétence chronique. Oui il était nul, et il était plus que temps qu'il s'en rende compte, mais ce n'était certainement Jones qui allait lui dire la vérité. A quoi s'attendait-il ? Tout ce qu'il cherchait c'était des encouragements et une oreille compatissante

-Je sais que ce n’est vraiment pas chose facile, mais tu devrais avoir davantage confiance en toi.

Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de Terrence en entendant ses paroles. Ben voyons

- Regarde à Serdaigle par exemple, l’autre abruti de service a bien réussi à être gardien ! Tu penses vraiment que tu ne vaux pas autant, voir mieux que lui ?

Là, il devait reconnaître qu'elle marquait un point. Inutile de mentionner le nom de l'abrutis qui était dans l'équipe des Serdaigle, tous savait qu'il s'agissait de Lockhart. Il devait admettre que si cet imbécile avait réussi à intégrer l'équipe de Quidditch c'est que n'importe quel crétin pouvait en faire autant. Ou que Serdaigle avait tellement peu de joueur prêt à défendre leurs couleurs qu'ils se sont résolu à prendre Lockhart en désespoir de cause. Oui c'était plutôt ça.

- Moi je pense qu’en continuant à t’entraîner, tu pourras intégrer l’équipe, sincèrement. Ne lâche surtout pas, la motivation est la chose la plus importante.

Que de belles paroles ! Erika n'était décidément pas une Gryffondor pour rien. Pourquoi encourager une personne qui n'avait pas les compétences pour réussir ? Ce n'est pas parce qu'on aime quelque chose qu'on est forcement fait pour ça ! Et ça ne l'empêchera pas pour autant de continuer à apprécier ce sport. Plongé dans ses réflexions internes il loupa un début de conversation car voilà qu'à présent le sujet avait dévié sur les profs qui enseignait à Poudlard. Comment en étaient-ils venus là ?

-C’est vrai, mais ce n’est pas le seul, notre professeur de botanique, d’astronomie ou de runes le sont également, mais d’un côté ça ne me dérange pas du tout, ça les rend bien plus proches de nous tu ne trouve pas ?


"Non pas vraiment", songea-t-il pour lui-même. Le prof de botanique était un parfait abruti, celui d'astronomie était bon pour Ste-Mangouste quand au prof des runes, elle était d'un ennui mortel. Il faudra l'avertir le jour ou elle sera capable de formuler une phrase complète sans s'interrompre en bégayant. Si ça, c'était le genre de prof qu'elle estimait proche d'eux, soit elle avait un penchant pour les causes perdus soit elle avait un réel problème !

- Vraiment ? Ça te plaît ? C’est très gentil, mais je ne fais que grattouiller un peu les cordes… J’ai beaucoup composé cet été, il faudra que je mette vraiment en forme tout ça.

Encore et toujours cette imbuvable fausse modestie qui caractérisait les Gryffondor, et qui compensait avec l'arrogance des maraudeurs. Eux aussi, ils étaient énervants mais au moins ils ne la jouaient pas modeste, ils avaient même plutôt la tendance inverse

Terry prit la feuille de roseaux qu'il avait arraché un peu plus tôt et la porta à ses lèvres. En soufflant dessus, une petite mélodie s'en échappa, une petite mélodie qui s'ajustait sur la musique que jouait Erika. Surprit, les deux Gryffondors cessèrent toute activité et toute discussion pour se tourner dans sa direction. Terrence retira la feuille de ses lèvres avant de la lâcher. La feuille verte virevolta doucement jusqu'à ce qu'elle se pose finalement sur le sol. Ce fut ensuite autour de Terry de sauter de sa branche. Une fois les deux pieds encrés sur le sol, il farfouilla dans la poche de son pantalon pour en extraire une cigarette qu'il alluma. Après avoir inspiré une bonne bouffée, il la recracha en direction des deux 5ème année.


- Etre persévérant c'est bien, mais s'acharner c'est stupide. Fit-il en jetant un regard dur en direction de Fabian. Cela étant Jeanne d'arc à raison, avoir accepté Lockhart dans une équipe prouve bien qu'ils acceptent n'importe qui ici. Qui sait, cette année ils auront peut-être tellement pitié de toi qu'ils te prendront


Un petit pic gratuit juste pour le plaisir de faire mal, après tout, pourquoi devrait-il etre le seul à souffrir ? Si les seuls problème de Prewett était de savoir s'il allait pouvoir entrer ou non dans l'équipe de Quidditch, il était bien heureux ! S'avançant, il pointa sa baguette sur le livre de Fabian, et prononça la formule magique d'attraction « Accio ». Une fois en main, il le feuilleta et s'arreta pour lire quelques bribes de passages à haute voix.


- Bludger Backbeat : Mouvement par lequel un batteur frappe un Cognard d'un revers de batte, l'envoyant derrière lui et non pas devant comme il est d'usage, il tourna quelques pages et s'arreta pour lire un autre extrait. Feinte de Porskoff : Le poursuiveur qui tient le Souafle vole en chandelle, laissant croire aux poursuiveurs adverses qu'il essaye de leur échapper pour aller marquer un but, mais il lance alors le Souafle au-dessous de lui.... et blablablabla

Cela dura deux minutes à peine et lorsque son esaspération fut à son comble, il referma séchément le livre, s'approcha du Gryffondor et plaqua le volumineux bouquin sur la poitrine du rouquin pour le lui rendre tout en le regardant bien droit dans les yeux


- Ce n'est pas en te plongeant dans les livres que tu trouveras les réponses à tes questions. Tu auras beau apprendre ce pavé par coeur, ça ne reste que de la théorie. Au quidditch ton problème, c'est que tu te prends trop au sérieux. Tu sais que tu passes des sélections, alors tu es concentré, tu veux donner le meilleur de toi-même mais au lieu de ça, tu fais tout de travers, alors que si tu jouais comme lorsque tu joues avec ta famille, en t'amusant avant tout, sans te prendre la tête, tu aurais peut-être tes chances !

Si Terrence avait pu dire cela, c'est parce qu'il avait surprit les jumeaux Prewett s'amuser avec leur cousins l'été dernier. A cette époque, il était de plus en plus mal. Le désire qu'il éprouvait envers sa sœur était entrain de le consumer à petit feu. Il avait la sensation que plus il refrénait ce désir ignoble, plus ce dernier ne cessait de croître en lui. Il se haïssait et faisait son possible pour ne pas rester à la maison, auprès d'Anaïs. C'est ainsi que, sans s'en rendre compte, ce jour-là, ses pas l'avaient mené jusqu'au Terrier. Il s'était assis dans l'herbe haute, et avait pu observer leur jeu toute l'après-midi, sans se faire remarquer. Ça avait eut le mérite de lui occuper l'esprit pendant quelques heures. Le jeu de l'éternel recalé l'avait fortement surprit, et il avait cru, l'espace d'un instant qu'il s'était amélioré. Lorsqu'en septembre dernier, il avait assisté aux sélections, il réalisa que le jeu de Prewett était étrangement toujours aussi médiocre, ce n'était absolument pas comparable avec ce à quoi il avait pu assister durant l'été, et après réflexion, il n'était pas bien difficile d'en deviner la cause. Prewett était de ceux qui ne supportait pas la pression. Alors quand bien même réussirait-il par miracle à passer les sélections et à entrer dans l'équipe de Quidditch des Gryffons, qu'en sera-t-il lorsqu'il ressentira la pression non plus, d'une simple sélection, mais d'un véritable match ? Détournant son visage vers le lac, il inspira un nouvelle bouffée de nicotine avant de tourner ses yeux vert et froid sur eux

- Bon maintenant, allez poursuivre vos bavardages ailleurs, vous me genez !


Revenir en haut
Fabian Prewett
Gryffondor
Gryffondor

Hors ligne

Inscrit le: 21 Oct 2012
Messages: 209
RPG * Nom du perso: Fabian Prewett
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année

MessagePosté le: Jeu 8 Aoû 2013 - 16:14    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

-Je sais que ce n’est vraiment pas chose facile, mais tu devrais avoir davantage confiance en toi. Regarde à Serdaigle par exemple, l’autre abruti de service a bien réussi à être gardien ! Tu penses vraiment que tu ne vaux pas autant, voir mieux que lui ? Moi je pense qu’en continuant à t’entrainer, tu pourras intégrer l’équipe, sincèrement. Ne lâche surtout pas, la motivation est la chose la plus importante.

Fabian offrit à Erika son plus beau sourire suite à ses encouragements.

-Je ne lâcherais pas !
A présent, il était certain qu’il allait passer ces foutues sélections. Tenter sa chance. Une nouvelle fois. Après tout, il aimait réellement le Quidditch, et jamais il n’abandonnera sa passion.
Erika poursuivit alors la discussion sur leur famille.
-Exact, j’ai en un grand frère, il agit parfois comme un parfait idiot mais je sais qu’il a un bon fond. Il nous arrive parfois de nous engueuler comme dans chaque fratrie, mais ça ne dure jamais bien longtemps ! Tu as l’air de biens t’entendre avec tes neveux en tout cas… En effet ça doit être un sacré remue-ménage tout ça !
-Oui c’est sur qu’une famille n’est pas normale s’il n’y a pas de temps en temps des engueulades… Remarqua t’il, en pensant aux nombreuses prises de tête qu’il avait avec son frère mais aussi, celles qu’il avait avec Molly. En général, il avait des disputes aux sujets plus graves avec sa grande sœur. Il se souvenait parfaitement de la plus violente qui avait éclaté cet été. Guideon et lui parlaient de leur avenir après Poudlard avec Arthur. La guerre faisait partie de la conversation et les jumeaux avaient mentionné, sans s’être pour autant concerté auparavant, leur envie de combattre les fidèles du mage noir. Il se souvenait parfaitement avoir échangé un regard surpris avec son frangin, étonné qu’ils aient la même profonde envie, ce même besoin de faire quelque chose. Mais à ce moment là, Molly était arrivée et s’était violement opposé à ce choix d’avenir. Fabian avait mit longtemps à comprendre que sa sœur n’était pas lâche mais qu’elle avait juste peur pour eux.
Lorsqu’elle mentionna ses neveux, Fabian sourit de toutes ses dents.                                         
-Ce sont des petits monstres oui ! Mais c’est vrai que je les adore ! La maison de ma sœur est rarement calme mais elle a toujours voulu avoir une famille nombreuse. Je me demande combien d’enfants elle aura !... Une petite dizaine, ca ne m’étonnerait pas


Immédiatement, il imagina son beau frère et sa sœur accueillir leur dixième enfant et à cet image, un sentiment de satisfaction l’imprégna. Sa sœur allait réaliser son rêve de famille nombreuse, il n’avait aucun doute là-dessus. Et il savait qu’au fond, elle ne saurait les retenir, lui et Guid  de réaliser le leur : faire quelque chose pour lutter contre Voldemort.
-C’est vrai, mais ce n’est pas le seul, notre professeur de botanique, d’astronomie ou de runes le sont également, mais d’un côté ça ne me dérange pas du tout, ça les rend bien plus proches de nous tu ne trouve pas ?
Oui, maintenant qu’Erika le mentionnait, il y avait beaucoup de jeunes dans le corps professoral. Il n’avait jamais prit le temps de le voir auparavant.
-Ce n’est pas faux… répondit lentement Fabian. Je me demande quelle est l’ambiance dans la salle des profs !
Est-ce qu’ils se liguaient contre McGonagal comme des petits enfants rebelles ? Ou au contraire étaient-ils des gosses bien sages ? Fabian eu soudain l’envie d’être une petite souris pour pouvoir écouter leurs discussions.
- Vraiment ? Ca te plait ? C’est très gentil, mais je ne fais que gratouiller un peu les cordes… J’ai beaucoup composé cet été, il faudra que je mette vraiment en forme tout ça.

-Bien sûr que ca me plait ! Il faudrait que tu joues un peu plus dans les endroits où il y a plus de monde. Et je suis sérieux. N’est ce pas Dumbledore qui disait encore qu’il n’y a pas plus belle magie que la musique ?


Comme pour renforcer ses propos, une petite musique s’éleva dans l’air. Elle venait d’un arbre. Erika et lui tournèrent la tête vers la source du bruit mais ne virent que deux jambes. Le torse de l’individu était caché par les feuillages. Qui était ce ? Se demandait Fabian, un peu honteux que quelqu’un ait surpris leur conversation.
La petite mélodie continua à peine quelques secondes après qu’Erika, surprise, ait arrêté de gratouiller ses cordes. Et encore quelques secondes plus tard, un élève sauta habilement de l’arbre, se dévoilant au grand jour. Il ne fallu que peu de temps à Fabian pour reconnaitre Rutherford. Plus que la honte un sentiment d’agacement s’empara du jeune garçon. Qu’est ce qu’il foutait toujours dans ses pattes celui la ?!
Il allait encore le ridiculiser et cette fois ci, devant témoin ! Le Gryffondor ne s’était pas trompé. Les premières paroles du Serpentard, après qu’il ait allumé une cigarette, furent des railleries.
- Etre persévérant c'est bien, mais s'acharner c'est stupide. Fit-il en jetant un regard dur en direction de Fabian. Cela étant Jeanne d'arc à raison, avoir accepté Lockhart dans une équipe prouve bien qu'ils acceptent n'importe qui ici. Qui sait, cette année ils auront peut-être tellement pitié de toi qu'ils te prendront


Fabian respira profondément et se fit violent pour ne pas lui répondre. Ce dernier s’avança vers eux et utilisa le sortilège d’attraction pour voir ce qu’il lisait. Rutherford commença alors une lecture exaspérante à voix haute.
- Bludger Backbeat : Mouvement par lequel un batteur frappe un Cognard d'un revers de batte, l'envoyant derrière lui et non pas devant comme il est d'usage, il tourna quelques pages et s'arreta pour lire un autre extrait. Feinte de Porskoff : Le poursuiveur qui tient le Souafle vole en chandelle, laissant croire aux poursuiveurs adverses qu'il essaye de leur échapper pour aller marquer un but, mais il lance alors le Souafle au-dessous de lui.... et blablablabla


Le sang de Fabian bouillonnait dans ses veines. Il essaya de ressentir le sentiment d’empathie qu’il avait ressenti dans les escaliers ce matin même. Rien à faire, en ce moment précis, Rutherford l’exaspérait au plus au point. Il n’avait donc rien d’autre à faire que de lancer des pics à longueur de journée ? Sans amis, il devait se sentir obligé d’avoir un minimum d’interactions sociales et en essayant de prendre du recul pour passer au dessus de sa colère, Fabian trouva ce comportement ridicule.  
- Ce n'est pas en te plongeant dans les livres que tu trouveras les réponses à tes questions. Tu auras beau apprendre ce pavé par coeur, ça ne reste que de la théorie. Au quidditch ton problème, c'est que tu te prends trop au sérieux. Tu sais que tu passes des sélections, alors tu es concentré, tu veux donner le meilleur de toi-même mais au lieu de ça, tu fais tout de travers, alors que si tu jouais comme lorsque tu joues avec ta famille, en t'amusant avant tout, sans te prendre la tête, tu aurais peut-être tes chances !


Fabian resta un moment interdit devant ses propos. Tout d’abord, parce qu’il était tout à fait d’accord avec le Serpentard : la théorie ce n’était rien comparé à la pratique. Il avait emprunté ce livre pour lire les mots rassurants d’une description détaillée du plus beau sport du monde. Ca faisait longtemps qu’il connaissait les noms techniques de toutes les figures imaginables.  Mais ensuite, la deuxième partie de la réplique du Serpentard le rendit perplexe. Comment avait il pu l’observer jouer en famille ? Réfléchissant à toute allure, il se rendit compte qu’il n’avait aucune idée d’où se situait la maison de Rutherford. Était ce vrai ?
En tout cas, il était forcé d’admettre qu’il avait toujours beaucoup mieux joué en présence familiale que lors des sélections. Mais si le Serpentard savait ça, c’est qu’il les avait véritablement espionnés une journée d’été ! Aussitôt il se senti presque souillé. Il n’aimait vraiment pas cette idée d’avoir été observé. Le jeu entre Prewett était un moment privé qu’il n’avait pour rien au monde voulu partager avec un Serpentard !
-Qu’est ce que tu racontes ? Tu t’ennuies tant chez toi que tu viens observer les vraies familles ? De quel droit ?! Lança t’il en se levant d’un bond. Le Serpentard tira insolemment une nouvelle bouffée de sa cigarette et lança
- Bon maintenant, allez poursuivre vos bavardages ailleurs, vous me genez !
Cette dernière réplique outragea encore plus Fabian. Le fait de savoir qu’il l’avait observé le dégoutait et faisait disparaitre les bonnes résolutions qu’il avait prises le matin même de ne pas se laisser emporter par ses pulsions et donc de ne pas s’abaisser au jeu du 6ème année.
Il  lança un regard à Erika, et fut heureux qu’elle n’ait pas eu de commentaires désobligeants. Bien que ses talents féroces en tant que gardienne avaient prouvé qu’elle n’était pas du genre à se laisser faire, Fabian était de la vieille école et avait toujours pensé que s’en prendre à une fille était encore bien pire. Était ce une délicatesse de la part de Rutherford ? Respectait il Erika pour sa force de caractère ?
Tout ce que Fabian se disait c’était qu’il ne voulait pas perdre la face devant le Serpentard, même si ca le rendait « plus noble » à long terme. A court terme, ca allait le faire passer pour un crétin face à Erika voilà tout.
-C’est notre Parc autant que le tien Rutherford. On ne bougera pas d’ici. Lança t’il d’un ton ferme.





Revenir en haut
Erika Jones


Hors ligne

Inscrit le: 22 Fév 2013
Messages: 14
RPG * Nom du perso: PERSO INACTIF
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année
Autre: PERSO INACTIF

MessagePosté le: Mar 13 Aoû 2013 - 11:09    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

 
Un léger fredonnement s’ajoutant à ses notes, apparemment de l’arbre. Ne s’y attendant absolument pas, elle cessa de jouer, ils n’étaient donc pas seuls ? Affirmatif, bientôt un autre élève qui avait apparemment élu domicile dans l’arbre depuis un laps de temps, se joignirent à eux avec un regard mauvais. Il ne  fallait pas être un génie  pour deviner sa maison sans même regarder son écusson. C’était un vert et argent tristement célèbre pour un scandale familial. L’odeur caractéristique du tabac se porta à leurs narines, si l’on peut appeler ça ainsi, sérieusement entre fumer ça et le premier parchemin du coin il ne devait pas avoir de grande différence, ça empestait la paille, tabac blond ? Surement. Ils leur adressa la parole avec toute la délicatesse prévisible…. Jeanne d’arc, whaou  il y avait du niveau tout de même… Bon c’est vrai que d’habitude elle ébouriffait ses cheveux et que là par contre sa frange retombait sur son front, mais bon… Ca lui aurait presque donné envie de rire de façon sarcastique une telle recherche au niveau des sobriquets. Erika ne répondit pourtant pas, levant les yeux au ciel de dépit.  Un Serpentard en manque d’action il ne manquait plus que ça… Il ne tarda pas à leur conseiller de fouttre le camp avec un ton impétueux.  Elle arqua un sourcil, blasée. Non mais il était sérieux ? Que répondre à ça ? Lui conseiller de se pendre avec sa cravate ? Le séquestrer dans un placard en compagnie d’un épouvantard ? Serpentard ou comment essayer de meubler inutilement son temps quand on est forever alone… Tous n’étaient certes pas ainsi, il y avait également des taciturnes et ma foi, ils emmerdaient bien moins le monde, parce que là oui, Terry emmerdait le monde, ni plus ni moins, recrachant son tabac de manière effrénée.  Elle était certes elle-même fumeuse mais là n’était pas le sujet. Fouttre la paix aux gens était apparemment une notion bien abstraite. Foncer la tête la première et créer une baston ? Hum… Ce n’était pas très utile d’autant plus que ce serait tout bonnement entrer dans son jeu, même si parfois il était difficile de réagir en moine Shaolin.

 

-Exact, cet endroit n’est pas décrété propriété privée de Ruttherford que je sache. Je ne te dis pas de dégager pour autant bien que je sente déjà le très recherché « pfouu je ne perds pas mon temps avec des minables gryffondors comme vous ! » Grand bien te fasse, mais nous sommes très biens ici.

 

Sérieusement, il devait vraiment avoir une vie peu palpitante pour casser les noix des autres de la sorte… Elle était bien loin de la psychopathe en puissance qui perd tout contrôle au moindre incident, et cela n’est rien de le dire, mais tout de même… Venir épier les gens et leur dire de dégager, vraiment… Et le boursoufflet, il emballe le chocolat dans le papier alu.

Puis Terry fit remarquer que les livres ne sont rien face à la pratique, et il fallait bien avouer qu’elle était d’accord, cependant la suite de sa phrase l’interloqua grandement. Okay alors il jouait au voyeur dans ses heures d’ennui merveilleux ! C’est pas possible, il était complètement malade ce type ! Il avait certes, Fabian dans le collimateur, mais au point de l’observer en famille, faut pas déconner… Wow. Son camarade de maison commença à s’excéder et elle le comprenait foncièrement, à sa place elle n’aurait pas du tout apprécié un truc pareil. Erika se rappelait vite fait de la sœur du vert et argent, douce avec les autres et pleine de vie, le jour et la nuit en somme. Inceste, une sale histoire… Mais quoiqu’il soit de la dureté de la vie de Terry ce n’est pas une raison pour faire exploser sa médisance sur tout ce qui bouge et se venger sur la terre entière, il faudrait peut-être grandir un peu, parfois au lieu d’emmagasiner sa frustration et la transformer en colère.  Il avait vraiment un problème dans sa tête quoi. C’était triste en un sens quand même. Piqué au vif et il y avait de quoi, le rouquin commençait à avoir les nerfs.

 

-T’énerves pas Fabian,  c’est de l’intimidation…

 
Agir comme ça était pour avoir réaction supposait-elle, vive qui plus est. Pour sa part, s’exciter toute seule inutilement elle n’en voyait pas trop l’intérêt là. D’ailleurs, elle l’ignorait. Surement allait-il bientôt lancer une nouvelle pique acide, surement à son encontre. Faire pleurer les filles est parait-il un loisir fascinant chez certains, mais fondre en larmes devant le premier abruti venu n’était pas dans ses habitudes non plus.  Elle songea à ses camarades Maraudeurs qui seraient déjà surement partis au quart de tour. Ils n’étaient eux aussi pas toujours tendres d’ailleurs, le pauvre Rogue en faisait souvent les frais. Mais bon, tous étaient d’accord qu’il y avait quand même une forte concentration d’arrogants en phases ultimes dans cette maison, abonnés à l’enflage de tête et de chevilles. Leur directeur était d’ailleurs à lui seul la définition même de l’hypocrisie. Vive les riches, vive les puissants, prosternez-vous pauvres mortels, Kneel ! Il avait comme habitude de réunir tout un charmant petit monde dans des réunions soporifiques rythmées de flatteries et rires forcés. Ahah ça devait être une sacrée ambiance tiens, le genre de truc qui te force à partir en courant au bout de cinq minutes pour te défenestrer de la tour d’astronomie… Au moins.
_________________


- PERSO INACTIF -


Revenir en haut
Terry
Serpentard
Serpentard

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2011
Messages: 203
Masculin
RPG * Nom du perso: Terrence Rutherford
Statut: Etudiant - Serpentard
Sixième année

MessagePosté le: Mar 24 Sep 2013 - 13:45    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

Pourquoi avait-il dit cela ? Pourquoi avait-il donné ce conseil avisé à Prewett ? Aucune idée. Il avait agit sous l'impulsion du moment. Peut-être parce qu'il avait apprécié, dans une certaine mesure, leur échange ce matin même. Et puis, ce serait tellement amusant de voir comment il se débrouille au cœur de l'action, dans un stade plein de monde. Soit, il ferait ravaler leurs railleries à tout ce qui s'étaient bien gosé de lui, ou au contraire, il leur donnerait de quoi rire doublement, dans les deux cas, le spectacle promettait. Oh bien sur, il n'y était pas allé de main morte avec lui, les sarcasmes faisant partie intégrante de sa nature, mais au final, il lui avait donné un bon conseil, à lui de savoir lire entre les lignes. En était-il capapble, ça c'était une autre histoire. Il eut un petit moment de flottement, que Terry ne remarqua pas immédiatement, avant de constater que Fabian était entrain de passer de l'hébétude la plus profonde à la colère la plus furieuse. Allons bon, de toute évidence, il n'avait pas su lire entre les lignes...

-Qu’est ce que tu racontes ? Tu t’ennuies tant chez toi que tu viens observer les vraies familles ? De quel droit ?! Lança t’il en se levant d’un bond.

Terry le regarda d'un air las, avant de tirer une bouffée de nicotine. C'était donc là, tout ce qu'il avait retenu de ce qu'il venait de lui conseiller ? Crétin. Pour une fois qu'il voulait se montrer aimable, voilà que Prewett avait réussi à le mettre en colère. Se détournant d'eux, il plongea son regard noir sur le lac qui s'étendait devant eux. Calme et paisible en apparence, il regorgeait en réalité, de créatures magiques, dont il était préférable pour certaine de ne pas trop s'approcher. Il était actuellement à l'image de ce lac. Calme au-dehors mais il ne fallait pas s'y tromper. Il laissa d'ailleurs entre apercevoir son agacement lorsqu'il leur intima de quitter les lieux. Leur présence à tous deux l'exaspérait

-C’est notre Parc autant que le tien Rutherford. On ne bougera pas d’ici. Lança t’il d’un ton ferme.

Terry tourna largement la tête en direction du rouquin, en retirant la cigarette de sa bouche. Il arqua un sourcil, tout en le toisant de toute sa hauteur. Décidément, c'était une habitude chez les Gryffondor de faire systématiquement l'inverse de ce qu'on leur disait ? mmmhh, réflexion faite, il n'y avait peut-etre pas que ça... Il recommençait sa petite crise d'autorité ? Oui et pour cause... cette fois, il avait du beau monde qui le regardait et pour qui, il fallait à tout prix se donner en spectacle. Cela changeait de ces inspides personnages de tableaux, c'était un fait !

-Exact, cet endroit n’est pas décrété propriété privée de Ruttherford que je sache. Je ne te dis pas de dégager pour autant bien que je sente déjà le très recherché « pfouu je ne perds pas mon temps avec des minables gryffondors comme vous ! » Grand bien te fasse, mais nous sommes très biens ici.

Terrence détourna son regard de Prewett pour le poser sur Jones. C'était un regard mauvais qu'il adressa à la comparse de Prewett. Erika faisait les questions-réponses toute seule, mais visiblement, elle ne le connaissait pas assez, sans quoi, elle aurait su que jamais, il n'aurait dit ça. Pour Terrence, s'en aller, sous prétexte que l'on ne supporte pas la présence de l'autre, n'était en réalité qu'une fuite en avant. Cela équivalait à admettre que l'on avait perdu, que l'on était incapable de faire dégager les nuisibles. Que l'on battait en retraite en tentant de garder la tête haute,... un minimum. Or, Terry ne fuyait jamais. Il avait bien trop de fierté pour courber l'échine devant qui que ce soit, et ce, même quand il était en tort. Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres, ce n'est pas lui qui dégagerait, mais eux, et ça, sans qu'il n'ait grand chose à faire du reste....

-T’énerves pas Fabian, c’est de l’intimidation…

Pardon ? De l'intimidation ? Ou ça de l'intimidation ? De la provocation, il voulait bien, mais de l'intimidation... soit elle ne savait pas faire la différence, soit quelque chose lui avait échappé, ce dont il doutait fortement. De toute évidence, une remarque dans ses propos les avaient mit très en colère tous les deux, et cette colère avait occulté tout le reste. Aucun d'eux n'avait été assez intelligent pour relever son conseil. Décidément, les Gryffondors manquaient de subtilités, et ne réfléchissaient pas plus loin que le bout de leur nez ! Quel maison d'imbéciles ! Tant pis pour eux !
Tout ce qu'ils avaient retenus de son intervention était qu'il avait observé les Prewett jouer au Quidditch ? La belle affaire ! Le Quidditch n'était-il pas un sport qui était fait pour être regardé ? Et quel mal y avait-il à cela ? Il n'était pas sur leur propriété et c'était un pur hasard s'il les avait vu. Il les avait regardé jouer c'est vrai, était-ce un crime pour autant ? Visiblement, à en croire leur réaction. Mais était-ce un crime parce qu'il était un serpentard ou parce qu'il s'agissait de lui ? Car nul doute que s'il avait appartenu à une autre maison, et s'il n'avait pas trainé tous ces chaudrons derrière lui, leur réaction aurait été toute autre. Mais voilà, il était un ignoble serpentard, doublé d'un monstre, qui se haïssait lui-même, normal après tout que les autres réagissent de la sorte. Un sourire mauvais s'afficha sur son visage

- Tu crois vraiment que je vais m'en aller Jones ? Tu te mets la baguette où je pense ! J'étais là avant vous, après, si vous voulez rester, restez, mais je doute que vous le fassiez. Sachant que je ne compte pas m'en aller, serez vous aussi libre de parler que tout à l'heure lorsque vous ignoriez ma présence ? Se moqua-t-il

La réponse était évidente, bien sur que non. Aucun d'eux ne supporterait ça. La simple idée qu'il puisse rester à les écouter, allait forcement les bloquer. Soit ils partiraient d'eux-même, soit, ils essaieraient de lui prouver qu'ils pouvaient faire comme s'il n'était pas là. Mais c'était perdu d'avance pour eux, car ils auraient beau faire, ils seraient incapables de parler librement en sa présence. Qu'ils choisissent de rester ou de partir, quelque soit leur décision, il avait gagné.
Cela étant, cette victoire n'était pas suffisante à présent. Le fait que les Gryffondors se soient permis de trouver insultant qu'il ait pu regarder Fabian et sa famille jouer, l'avait mis en colère, et il était bien décidé à leur rendre la monnaie de leur pièce. Ils venaient de gâcher un bon souvenir, car oui, Terry avait sincèrement apprécié de les voir jouer tous ensemble au Quidditch. L'après-midi était passé sans qu'il ne s'en rende compte, et grâce à eux, il avait pu oublier, le temps d'une après-midi, ses désirs pervers et malsains que sa soeur lui inspirait. Pourtant, ils avaient vu ça comme une offense, alors, il allait leur donner raison, et les provoquer en se rendant encore plus détestable qu'il ne l'était déjà.

- Quand à toi Prewett, c'est vrai, j'aime bien vous espionner toi et ta famille d'imbécile heureux, il y a toujours des tas de choses à raconter à votre sujet par la suite. D'où crois-tu qu'elles viennent toutes ces rumeurs sur toi et les tiens à chaque rentrée ? Vous êtes tellement risibles que je ne me passerais du spectacles que vous offrez, pour rien au monde

Chaque année, depuis 2 ans maintenant, lors de la rentrée scolaire, des rumeurs circulaient sur la famille Prewett. Des rumeurs qui ridiculisaient toujours cette famille, et qui se transformaient immanquablement en moqueries mais qui avait toujours un fond de vérité. En réalité, les rumeurs ne venaient pas de lui, mais de Franck Crowley, un serpentard de 5ème année, qui n'habitait pas très loin du terrier, et dont le père travaillait au ministère avec Weasley, l'époux de Molly Prewett, la soeur ainée des Jumeaux. Ce sorcier avait une passion ridicule pour tout ce qui était moldu. Il n'était pas rare de le surprendre entrain de faire des expériences sur ces objets qu'ils utilisaient pour palier à la magie. Terry ne comprenait pas que l'on puisse trouver un quelconque intérêt à ces stupidités, et il n'était pas le seul à le penser, Weasley devenant très vite la risé de certains sorciers. Sans oublier qu'en ces temps troublés, il était devenu très dangereux d'afficher sa sympathie pour les moldus... Terry n'était donc pas sans ignorer que ces rumeurs, qui pourrissaient la vie de Fabian et des siens chaque année, venait de Crowley, car c'était au coeur même de la salle commune des serpentards, que ce dernier déballait à ses congénères tout ce qu'il savait, généralement grace à ce que lui révélait son père. Il devait reconnaitre que c'était un moyen on ne peut plus efficace pour que cela fasse le tour de tout Poudlard sans pouvoir savoir qui, était à l'origine de ces rumeurs. Il s'agissait là de son seul moment de gloire, et de toute évidence Crowley ne pouvait plus s'en passer. Les cibles privilégiés de Crowley était les Prewett, pour une obscure histoire de vengeance à ce qu'il en avait comprit. De toute évidence, Gideon, avait piqué une fille à Crowley. De son point de vu, si cet imbécile n'avait pas été capable de la garder, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, c'était tellement plus facile de reporter la faute sur les autres. Rien que d'y penser, il jugeait Crowley décidément bien pathétique. Mais ça, ni Fabian, ni Jones ne pouvait le savoir. Autant se servir de cet imbécile pour leur donner un peu plus de raison de le détester

- Chacun ses distractions, persiffla-t-il dans un sourire provocateur, tout en faisant tomber sa cigarette qu'il écrasa sous son pied avant de se retourner vers eux pour leur faire face, avec arrogance, les mains enfoncées dans les poches de son pantalon


Dernière édition par Terry le Mer 25 Sep 2013 - 09:02; édité 2 fois
Revenir en haut
Lucia
Serpentard
Serpentard

Hors ligne

Inscrit le: 12 Nov 2012
Messages: 78
Féminin
RPG * Nom du perso: Lucia McCoy
Statut: Etudiant - Serpentard
Sixième année

MessagePosté le: Mar 24 Sep 2013 - 22:26    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

Le soleil brillait haut dans le ciel pour cette première journée de rentrée des classes à Poudlard et c'était un temps idéal pour se promener dehors au grand frais. Une excuse idéal aussi pour s'échapper un peu du groupe de serpentard avec qui traînait sans arrêt Lucia. Depuis que son père avait été arrêté et jeté à la prison d'Azkaban, la jeune fille avait passé l'été chez son oncle Crabbe et supporté son imbuvable cousin avec le sourire. Sans savoir vraiment pourquoi, elle avait cru que ce serait plus facile une fois à l'école de magie, mais non, elle s'était fait des illusions. C'était bien pire une fois intégré dans le groupe d'ami de son cousin. Ils étaient tous imbu de leur personne, se ventant d'être les meilleurs sorciers de par leur sang pur, se moquant des autres et même des élèves de leur propre maisons. En à peine un trajet en train, un festin et une journée de cours, elle trouvait déjà ça insupportable. Mais le pire est qu'elle devait se comporter de la même façon qu'eux, être impitoyable avec des personnes qu'elle ne connaissait même pas. Mais elle avait trouvé une tactique : parler peu, mais frapper un grand coup quant elle ouvrait la bouche. C'est le seul moyen qu'elle avait trouvé pour le moment pour rendre sa situation plus facile. Elle avait pensé aussi que Poudlard lui plairait, que ça ressemblerait un peu à Durmstrang, mais la aussi raté. Rien était comparable à son ancienne école de magie, rien n'était comparable à ses anciens camarades. Elle détestait Poudlard et tous ce qui s'y rapproché !

Le besoin de souffler un grand coup et de éclaircir l'esprit devenait urgent. Elle avait pris sa baguette, un livre sur les plantes et un cahier de feuille blanche, pour enfin se rendre sur les bords du lacs. Se baladant le long de l'immense étendu d'eau, elle ramassa soigneusement plusieurs plantes, fleurs et feuillage, puis s'installa confortablement sur une racine d'arbre pour commencer son tout nouvel herbier. Elle plaça chaque spécimen entre deux pages pour les faire sécher, et en cherchait les caractéristique dans le livre qu'elle avait pris avec elle. Au moins, cette activité avait le don de la réconcilié avec sa nouvelle vie. Au loin, elle entendait vaguement une paisible discutions entre élèves, mais rien de bien dérangeant. Au grès d'une légère brise, elle vit un petit reflet lumineux au dessus des eaux, qui se mit à … voleter vers elle. Une insecte. Elle tendit doucement un doigt, pleine d'assurance et rassurante, les animaux sentait ce genre de chose, et l'insecte vint s'y poser. Elle reconnue de suite le Chrysope, un insecte qui était en général utilisé pour les potions. Quelle gâchis, ça ne servait à rien les potions ! Mais alors qu'elle l'étudiait soigneusement, un son fort et vibrant se fit entendre et l’insecte s'envola. Raaa damned ! Elle se tourna vers la source de cette maudite musique et vit un élève avec un guitare. Non mais franchement ! Les salles de musique n'était pas fait pour les gobelins !! Lucia adoré la musique rock, sorcier comme moldu, mais pas quant elle était au milieu de la nature !

Heureusement, pendant que, de loin, elle fusillait du regard les deux malotrus, Griffondor en plus !, apparu un serpentard, qu'elle ne reconnu pas d'aussi loin. Mais merci les cravates pour au moins reconnaître les maisons ! Elle détourna son attention de la scène, faisant totalement confiance à son camarade inconnu pour faire taire les griffons. Elle retourna tranquillement à son ouvrage, mais au bout de quelques minutes, les voix étaient montées d'un ton, ça ne criait pas, mais ça se disputait clairement. C'est pas vrai !! Les serpentard ne savait donc que créer des conflits ?? Elle qui lui faisait confiance pour retrouver le paisible silence, voilà que c'était pire !! Agacé, elle plia ses affaires, se leva et se dirigea vers eux. Elle ne reconnue pas les deux rouge et or, mais reconnu son camarade : Terrance Rutherford. La risée de tout le dortoirs parce que … parce que quoi avec sa sœur déjà ? Elle se fichait tellement des ragots qu'elle n'avait même pas retenu ça. Par contre, elle n'allait pas se gêner pour dire ce qu'elle pensait !

- Ça suffit, y en a marre. Vous êtes tous trop bruyant à vous chamailler comme des enfants de huit ans. Allez donc faire ça...

Sa répartie mourut dans le silence quant elle vit une toute jeune élève de Griffondor courir vers eux. Lucia préféré se taire et ne rien dire de plus. La fillette ne devait pas avoir plus de douze ans, et si jamais elle était du genre à « balance », Lucia voulait éviter les ennuies avec les prof et jouer les jeune fille silencieuse comme elle avait l'habitude de le faire depuis son arrivée.

- Erika, le professeur McGonagall te cherche, elle veut te voir dans son bureau.

Et c'est l'élève à la guitare qui répondit. Erika ?? C'était une fille alors ? Bah peu importe, les gens faisaient ce qu'ils voulaient de leur vie. Une chose de sur, c'est avec une grande satisfaction intérieur qu'elle la vit partir. Et voilà une bonne chose de faite, un de moins, bon débarras ! Mais la toute jeune Griffondor était resté, elle avait du sentir la tension entre les deux garçons.

- Heu... il y a un problème ?

Avant même que les garçons ne puissent répondre, Lucia fit son plus grand et hypocrite sourire, et la petite n'y vit que du feu.

- Pas du tout, nous étions juste en train de discuter de Quiddich, tu sais comment sont les garçons...

- Ah oui d'accord, je vais vous laisser alors.

Le sourire chaleureux de la serpentard eut le don de rassurer la deuxième année qui repartie joyeusement vers le château. A nouveau seule avec les garçons, elle se tourna vers eux.

- Alors ? Vous n'avez donc rien de mieux a faire ? Des devoirs, des révisions, vous promener dans la foret interdite et ne jamais en revenir ?

Ils l'avaient tous tellement irrité, qu'à cet instant elle n'avait pas besoin de se forcer pour jouer les garces. Même avec Terrence qui faisait partie de sa maison.

_________________


Revenir en haut
Fabian Prewett
Gryffondor
Gryffondor

Hors ligne

Inscrit le: 21 Oct 2012
Messages: 209
RPG * Nom du perso: Fabian Prewett
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année

MessagePosté le: Lun 7 Oct 2013 - 17:42    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

Rutherford s’adressa alors à Erika.
- Tu crois vraiment que je vais m'en aller Jones ? Tu te mets la baguette où je pense ! J'étais là avant vous, après, si vous voulez rester, restez, mais je doute que vous le fassiez. Sachant que je ne compte pas m'en aller, serez vous aussi libre de parler que tout à l'heure lorsque vous ignoriez ma présence ? Se moqua-t-il
C’était certain qu’il n’allait pas s’en aller. Mais c’était certain aussi que Fabian ne bougerait pas non plus. Il se tourna vers Erika qui semblait littéralement ravaler les insultes qui lui brûlaient la gorge.
- Quand à toi Prewett, c'est vrai, j'aime bien vous espionner toi et ta famille d'imbéciles heureux, il y a toujours des tas de choses à raconter à votre sujet par la suite. D'où crois-tu qu'elles viennent toutes ces rumeurs sur toi et les tiens à chaque rentrée ? Vous êtes tellement risibles que je ne me passerais du spectacle que vous offrez, pour rien au monde

De la colère arriva bientôt une véritable fureur chez Fabian. On n’insultait pas SA famille ! Et voilà qu’en plus il lui avouait que les ignobles rumeurs circulant principalement à propos d’Arthur et sa passion pour les moldus venaient de LUI ! En connaissant l’identité du colporteur Fabian se senti encore plus souillé. Non pas parce que c’était Rutherford, lui ou un autre après tout… mais surtout parce que le Serpentard avait donné la preuve qu’il les avait véritablement observé. Ces rumeurs que lui et son frangin prenaient comme pure méchanceté c’était beaucoup plus que ca venant de quelqu’un comme Rutherford…Ca voulait dire qu’il le pensait vraiment suite à une observation précise. Arthur était devenu son grand frère et pas plus que Molly ou ses neveux, il ne supportait qu’on l’insulte. C’était presque une réaction animale que les gens avaient lorsque ceux qu’ils aimaient étaient au centre de moqueries ou de paroles blessantes. On réagit instinctivement. Après tout personne ne sait pourquoi. Le jeune Gryffondor n’avait d’ailleurs jamais su pourquoi les membres d’une même famille, malgré leurs différences, s’aimaient de manière incondiscionnelle et sans raison apparente. Il pensa soudainement à Guid qui était, va savoir pourquoi, beaucoup plus souvent que lui-même présent lorsque ce genres de rumeurs étaient clamées haut et fort. Guideon savait bien garder son calme mais Fabian n’était pas dupe. Il connaissait son frère et il savait que les rumeurs lui faisaient autant de mal qu’à lui.
-N’insulte pas ma famille !!
Sans réfléchir, Fabian lui balança son poings dans la figure et il eu la satisfaction d’entendre un craquement sonore signifiant que son nez venait de se briser.
Mais Terrence ne riposta pas physiquement à l’attaque car entre temps une Serpentard était arrivée et avait lancé quelque chose d’un ton mécontent. Fabian n’avait pas eu la possibilité de comprendre ses mots tellement il était hors de lui. De plus, comme dans une pièce de théâtre, arriva une jeune Gryffondor qui lança que McGo devait voir Erika. Sa nouvelle amie lui lança un petit regard « je-suis-désolée » puis, se mordant la joue de le laisser là, fini tout de même par se faire entrainer par la messagère, elle-même rassurée par le sourire hypocrite et l’excuse de la fille de la maison de Salazar. Fabian se retrouva donc seul, dans un état plus que vulnérable (il tremblait de colère) avec deux Serpentards.
- Alors ? Vous n'avez donc rien de mieux à faire ? Des devoirs, des révisions, vous promener dans la foret interdite et ne jamais en revenir ?
A ce moment une bouffée de rancœur envahi le jeune Prewett et il lança d’un ton agacé
-Nonnn je n’ai rien de mieux à faire que de passer mes nerfs sur Rutherford c’est tellement mon genre que de casser le nez à ceux qui me cassent les pieds… Tu te prends pour qui ? Si tu veux être tranquille c’est à toi de bouger vers une salle de classe !

A la fin de sa réplique Fabian se rassit en indien aux pieds de l’arbre d’où Terrence l’observait. Adossant son dos au tronc, il ne jeta pas un regard aux deux autres. Alors ca non, il ne bougerait pas d’ici. Rutherford avait eu ce qu’il méritait (il avait même eu la joie malsaine de voir le sang couler du coin de l’œil alors qu’il parlait à la fille) et le Serpentard pouvait lui faire ce qu’il voulait (l’insulter, le frapper, lui jeter un sort) il ne bougerait tout de même pas. Lui c’était venger de toutes les rumeurs et insultes que lui et sa famille subissaient. Ca allait surement continuer après cette conversation (les rumeurs et les insultes s’entend) mais au moins il aurait eu la satisfaction de lui casser le nez.
Quant à la fille, agacée par le bruit de leur propos, il n’en avait que faire. Il attrapa son livre de Quidditch et remit son marque page dans sa poche, bien décidé à ce que le regard pervers de Rutherford ne se pose pas dessus.
Jamais durant ces années à Poudlard il n’avait pensé être poursuivi ainsi par quelqu’un qui lui foutait autant la haine. En un jour seulement, il avait croisé deux fois le Serpentard et avait perdu ses moyens les deux fois. Il s’était vengé et maintenant, il devait garder son calme. Après tout, ce grand crétin finira par se lasser. Ou s’il ne se lassait pas, lui se lasserait des mêmes insultes et elles finiront par glisser sur lui sans lui faire quoi que ce soit. Bien qu’il doutait fortement de la deuxième option, il avait envie d’y croire.
Fabian se prépara néanmoins inconsciemment à l’assaut de colère du Serpentard en plaçant le bouquin sur sa poitrine comme un bouclier.


Revenir en haut
Terry
Serpentard
Serpentard

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2011
Messages: 203
Masculin
RPG * Nom du perso: Terrence Rutherford
Statut: Etudiant - Serpentard
Sixième année

MessagePosté le: Dim 20 Oct 2013 - 19:15    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

Le mensonge qu'avait sorti Terry fut on ne peut plus efficace. Il n'en fallu pas plus à Fabian pour le croire sur parole ! Décidément ce Gryffondor avait autant de réflexion qu'un scrout à pétard ! Mais c'était justement parce qu'il savait que Prewett ne remettrait pas en cause ses dires qu'il avait sortit ce mensonge. Il voulait se faire détester, et il y arrivait très bien. Lui-même se détestait pour ce qu'il avait fait subir à Anais, mais il détestait encore plus ceux, qui comme Fabian, le prenait de haut. Il s'était scandalisé à la simple idée qu'il ait eut l'audace de le regarder, lui et sa famille jouer au Quidditch ?! Il n'était pas assez bien pour lui ? Fabian ne pouvait pas savoir ce qu'il pouvait éprouver, ni ce qu'il avait subit durant toutes ces années. Il voulait le détester ? Très bien, mais il n'était pas question de le laisser faire sur le moindre petit prétexte, au moins à présent, il avait une bonne raison de le haïr !

-N’insulte pas ma famille !!

Et avant que Terrence n'eut le temps de le voir venir, le poing de Fabian s'abattit sur lui. Le poing avait frappé son nez, qui se mit à saigner. La douleur le réveilla et une étincelle mauvaise traversa son regard ! Frapper, donner et recevoir des coups, ça lui rappelait qu'il était toujours vivant... Alors qu'il serra les poings prêt à riposter, une voix furibonde se mit à retentir dans leur direction. Terry se retourna pour voir venir sur eux, le visage habituellement froid et sans expression de la très fade protégée de Crabbe, qui voyait en elle surement beaucoup plus. Une potentielle fiancée ? Probablement. Elle débarquait tout juste de Dumstrang, et s'était déjà hissée parmi les « personnalités » les plus en vue de leur maison. Et pour cause, elle était devenue la nouvelle coqueluche de Serpentard suite à l'arrestation de son paternel mangemort qui était mêlé à l'attentat manqué qu'il y avait eut au Minstère peu de temps avant la rentrée. Désormais emprisonné à Azkaban, il attendait son jugement, pendant que sa fille, grâce à lui, jouissait d'une popularité toute naissante. En résumé, une personne fade et sans saveur qui jouissait d'une certain prestige, non pas, par rapport à ses actes, mais par procuration. Et encore de son point de vu, tout était relatif. Avoir un père mangemort qui s'était fait prendre pendant un attentat raté, il n'y avait vraiment pas de quoi se la ramener. Il n'y avait vraiment que des imbéciles pour trouver dans cette situation une quelconque action héroïque et glorieuse. Décidément, ceux de sa maison étaient tous plus stupides les uns que les autres.

- Ça suffit, y en a marre. Vous êtes tous trop bruyant à vous chamailler comme des enfants de huit ans. Allez donc faire ça...

- "Faire ça..." ? Termine ta phrase au moins

C'est alors qu'il l'aperçut et qu'il comprit pourquoi la phrase de la demoiselle était restée en suspend. Jamais deux sans trois disait-on, il fallait croire que l'adage se vérifiait, car voici qu'une troisième et non moins insupportable Gryffondor, les rejoignait. Quelle plaie ! Etait-ce trop demander que d'avoir un peu de paix ?! Il lâcha un soupir avant de reporter son attention sur Lucia.

- Et au passage, tu veux bien ne pas me mettre dans le même sac que ce bouffon ? Les seuls que je vois s'exciter ici, c'est toi et ce crétin ! Fit-il en passant la manche de sa robe de sorcier sous son nez pour en essuyer le sang qui en coulait.

La gamine qui ne devait pas avoir plus de 12 ou 13 ans, grandement intimidé, leur jeta un regard vaguement inquiet avant de s'adresser à Erika. Un sourire moqueur s'afficha alors sur ses lèvres lorsqu'il remarqua l'expression de surprise se peindre sur le visage de Lucia. De toute évidence, elle ne faisait pas exception, et comme toutes les autres avant elle, elle aussi c'était faite avoir par l'androgénie de la gryffondor. Le message transmis, Erika prit sa guitare et débarrassa le plancher. Alors quoi ? Quelqu'un pouvait-il lui expliquer pourquoi le navet était toujours là ? Et le rouquin aussi d'ailleurs ?

- Heu... il y a un problème ? Osa-t-elle demander

La question s'adressait plus à Lucia, qui était, d'apparence, la personne la plus accessible. En guise de réponse, Terry glissa un regard assassin sur l'avorton qui frissonna en reculant d'un pas. Non mais de quoi je me mêle !?

- Pas du tout, nous étions juste en train de discuter de Quiddich, tu sais comment sont les garçons...

- Ah oui d'accord, je vais vous laisser alors.

Le sourire chaleureux de la Serpentard eut le don de rassurer la deuxième année qui repartie visiblement un peu plus soulagée en direction du château. Que les Gryffons était d'une stupidité affligeante ! Pas un pour rattraper l'autre !! Croyaient-ils donc tout ce qu'on leur racontait ? Visiblement ! Ils étaient d'une crédulité à faire peur. Si tôt, que l'innocente eut le dos tournée, Lucia tomba le masque et son sourire chaleureux et rassurant disparu de son visage pour laisser place à une froideur implacable typiquement Serpentard. Elle tourna son visage glaciale dans leur direction, de toute évidence, elle n'en n'avait pas encore finit avec eux.

- Alors ? Vous n'avez donc rien de mieux a faire ? Des devoirs, des révisions, vous promener dans la foret interdite et ne jamais en revenir ?

Terry se mit à rire légèrement. C'était un rire moqueur, et sans chaleur

- Mais quelle bonne idée que voilà, Miss pimbêche. Je te retourne la question, n'as-tu pas mieux à faire ? Ricana-t-il en tendant son bras en direction de la foret interdite pour l'inviter à s'y rendre.

-Nonnn je n’ai rien de mieux à faire que de passer mes nerfs sur Rutherford c’est tellement mon genre que de casser le nez à ceux qui me cassent les pieds… Tu te prends pour qui ? Si tu veux être tranquille c’est à toi de bouger vers une salle de classe !

Terrence tourna son regard en direction de Fabian qui venait de brailler comme une mule. C'était une habitude chez lui, de s'exciter tout seul et de prendre ses rêves pour la réalité ? Car bien qu'il l'ait sentit passé, non, il ne lui avait pas cassé le nez. D'ailleurs alors qu'il s'attendait à voir Fabian suivre le même chemin que celui de sa comparse, ce dernier n'en fit rien. Pire, il le vit s'assoir au pied de l'arbre duquel il était perché un peu plus tôt, tel un enfant obstiné et boudeur qui entendait ne laisser sa place pour rien au monde. Une moue moqueuse apparut sur le visage de Terrence. Ce type était vraiment... déconcertant !! Il leur faisait quoi là ?!!! Il désirait rester ? Soit...

- Qu'est-ce que tu t'imagines ? Tu crois que j'en ais fini avec toi ? Que tu peux me frapper et t'assoir pour reprendre tranquillement ta lecture ? Tu as un poids chiche dans le crane ma parole ! Je peux constater que tu te bats comme un moldu, parfait, moi je me bats comme un sorcier

Brandissant sa baguette il lança le sort Wingardium Leviosa, avant que le Gryffon n'ait le temps de réagir et aussitôt Fabian se mit à léviter lentement du sol. Puis Terry le dirigea d'un coup sec vers le centre du lac avant de relâcher le sort. Un plouf sonore se mit à retentir, indiquant clairement que Fabian venait de rejoindre le Calmar géant, les êtres de l'eau, les Strangulos et autres joyeusetés. Observant Fabian patauger au coeur du lac, Terry se mit à rire de sa mauvaise blague.

- Voilà qui devrait lui rafraichir les idées à cet imbécile

Mais il n'en n'avait pas encore fini avec lui, du moins pas tout à fait. Afin d'avoir la paix, il lança un autre sort devant le lac, un sort de limite d'âge. Une fine ligne dorée se mit à délimiter le rebord de l'eau, ainsi Fabian ne pourrait pas sortir du lac, ou tout du moins, pas de ce coté-ci de la terre ferme. Le temps qu'il nage à l'autre bout et qu'il revienne ici, il serait surement parti. Bien, plus qu'une gêneuse. Il se tourna en direction de Lucia, un sourire narquois sur son visage

- Tu veux peut-être le rejoindre ? Proposa-t-il innocemment. D'ailleurs, on n'est pas censé avoir cours ? C'est quoi ces manières ? A peine arrivée tu sèches déjà ? Allez, reste ici si tu veux, j'ai fait le ménage, tu devrais être tranquille un petit moment, considère cela comme un cadeau de bienvenue.

Et sans attendre, il la doubla tranquillement de quelques pas, mais pour aller où ? Il n'avait aucune envie de retourner dans le château, il préférait rester dehors. Il se retourna et observa Fabian, pataugeant toujours dans le lac. Un petit sourire sur les lèvres, il fit demi-tour, et grimpa à nouveau dans l'arbre qui l'avait accueillit un peu plus tôt. De la-haut la vue sur le lac (et surtout Fabian) était imparable. Et oui, cette situation l'amusait, de là-haut, il en oubliait presque la présence exaspérante de sa condisciple.


Revenir en haut
Fabian Prewett
Gryffondor
Gryffondor

Hors ligne

Inscrit le: 21 Oct 2012
Messages: 209
RPG * Nom du perso: Fabian Prewett
Statut: Etudiant - Gryffondor
Cinquième année

MessagePosté le: Dim 1 Déc 2013 - 18:42    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac Répondre en citant

- Qu'est-ce que tu t'imagines ? Tu crois que j'en ais fini avec toi ? Que tu peux me frapper et t'assoir pour reprendre tranquillement ta lecture ? Tu as un poids chiche dans le crane ma parole ! Je peux constater que tu te bats comme un moldu, parfait, moi je me bats comme un sorcier
 
Assit depuis peu en tailleur, la mine décidée, Fabian ne pu néanmoins pas s’exercer à contrôler ses pulsions de haine qui lui envahissaient tout le corps. Il avait attentivement écouté le Serpentard, mais il n’eut pas le temps d’attraper sa baguette dans un geste de défense en entendant la menace d’un duel de sorcier.
Le jeune Gryffondor se senti soulevé de terre et, sans même avoir le temps de faire des gestes désordonnés en l’air, il senti le vent siffler dans ses oreilles et il se retrouva dans l’eau. Désorienté, Fabian dû faire trois grandes brasses pour remonter à la surface. Il inspira un grand bol d’air, et il réalisa qu’il l’avait envoyé dans le lac ! Furieux, il avala une tasse et toussota quelques fois tout en pataugeant lamentablement à la surface.
 
L’eau lui semblait glacée alors qu’il sentait encore le soleil briller dans sa nuque mouillée. Rutherford. Il jeta un coup d’œil à la berge mais il ne vit pas la personne qui était devenu son tout premier véritable ennemi. Jamais il n’avait connu pareil fureur. Le haïssant déjà sur la terre ferme, et à présent, recrachant l’eau qu’il avait avalé, il aurai voulu l’étriper. Lui de nature si calme, si discrète, il aurait voulu le provoquer en duel et le ridiculiser comme lui était en train de faire.
 
Brutalement, il se souvint qu’il tenait son bouquin sur la rive, ce qu’il n’était plus du tout en train de faire. Poussant de bruyants jurons, il regarda autour de lui pour voir s’il n’apercevait pas le trésor de la bibliothécaire. Elle allait le tuer s’il lui disait qu’il l’avait perdu dans le lac, rempli de suffisamment de créatures pour mettre à sac l’ouvrage. Son cœur bondit de nouveau dans sa poitrine en réalisant que dans ce livre se trouvait sa photo préféré de sa famille. Il fit quelques brasses, tournant en rond, essayant, en vain, de scruter les profondeurs ténébreuses. Une idée brillante le saisit et il sorti sa baguette de sa poche (assez difficilement, alourdit qu’il était de l’eau froide et visqueuse du lac).
Il tenta un « Accio » et eu la satisfaction de voir le bouquin sortir de l’eau comme un éclair et se diriger vers lui comme un boulet de canon. Se préparant à le recevoir en pleine tronche (il n’avait vraiment pas eu de chance ces dernières heures), il ferma les yeux. Mais comme d’habitude, le livre se stoppa net à dix cm de lui. Dégoulinant d’une telle façon qui n’envisageait rien de bon quant à sa réputation dans la bibliothèque, il ouvrit maladroitement le bouquin pour y trouver, avec soulagement la fameuse photo. Il la plaça en sécurité dans une poche intérieure et se dit qu’il serait peut-être temps de regagner la berge et d’égorger Rutherford.
 
Fort heureusement très bon nageur, il fit quelques vigoureux mouvements en direction du bord (à quelques dizaine de mètres de lui) mais fit soudainement projeter en l’air. Le souffle coupé, il atterri quelques mètres plus loin, vers le centre du lac, sonné. Rageur, il comprit ce qu’avait fabriqué le Serpentard et jeta un regard dépité à la rive opposée qui se trouvait à quelques centaines de mètres d’où il se trouvait. Jurant dans sa barbe, il du de nouveau recourir au sortilège d’attraction pour récupérer le bouquin qu’il avait une nouvelle fois lâché, surpris par le choc de la limite.
Fatigué de pataugé dans l’eau (c’était toujours plus compliqué de nager avec des vêtements sur lui), humilié, refroidi, il leva la tête vers le soleil qui brillait toujours fièrement dans le ciel de septembre. Au moins, il avait piqué une tête quand il faisait encore bon. Toujours voir le positif. Mais en ce moment, c’était plutôt raté, il se sentait comme… une sous-merde. Il lança un nouveau regard vers la berge et plus loin, vers le château, cherchant une solution qui lui permettrait de ne pas devoir nager pendant une bonne vingtaine de minutes. Il aperçu alors une silhouette solitaire se balader sur les remparts extérieurs. Bien trop loin pour découvrir qui était ce fou (ou cette folle) il eut peur que cette personne ne tombe ou pire peut-être, se tue volontairement. Mais la silhouette disparu, saine et sauve par une porte qui lui semblait minuscule et il soupira de soulagement. Poudlard n’avait donc rien perdu de son étrangeté durant les vacances !
 
Une brillante idée lui vint alors pour se sortir de là. Il fit, pour la troisième fois appelle au sortilège d’attraction, demandant cette fois son balai. Voler était toujours préférable que nager. Toujours. Patiemment, il attendit, faisant quelques mouvements de jambes pour rester à la surface. Son balai apparu enfin dans l’horizon et fonça vers lui. Lévitant à la surface, Fabian se hissa plutôt piteusement dessus et prit rapidement de l’altitude. Il préféra ne pas essayer traverser ce qu’il imaginait comme un mur repoussant tout objet allant à son encontre sur la rive la plus proche et se dirigea donc vers la rive opposé. Il fit le tour du lac toujours sur son balai et atterri en douceur sur la pelouse en pente. Sans jeter un regard vers l’endroit qu’il occupait tranquillement il n’y a pas de ca 20 minutes, il marcha la tête haute, trempé, son balai sur l’épaule et le livre sous son bras. Il ne songea à se sécher que quant il aperçu Dimitri, ce Serdaigle qui se baladait avec son frangin. Ne voulant pas en plus de toutes les humiliations qu’il avait connu, connaitre le supplice de devoir raconter tout ca sous le regard moqueur de Guid, il devint sec d’un coup de baguette et rentra dans l’ombre apaisante du château.
C'est alors qu'il entendit le vrombissement d'un moto. Se retournant vers le bruit, il vit que l'engin volait au dessus de Pré-au-Lard. Et que dans ses environs se dessinait la terrible marque des ténèbres Sa rage fit place à une angoisse profonde et il se dirigea vers le village à grande vitesse.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:45    Sujet du message: [TERMINE] Près du lac

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Hogwarts' forum RPG Index du Forum -> Poudlard -> Le Parc -> Le Lac Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com